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10/01/2013

Le bal d'après Irène Némirovsky

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THEATRE de la HUCHETTE

23, Rue de la Huchette

75005 PARIS


(M° St-Michel)


Loc. 01 43 26 38 99


www.theatre-huchette.com


Pl. 25€ - Etud. 16 € -26 ans : 10€ - collectivités : 20€


jusqu'au : 18 février 2013


chaque lundi à 19h.

 

Adaptation et mise en scène : Virginie LEMOINE

(assistée de Marie Chevalot)


 

avec Lucie BARRET, Brigitte FAURE, Serge NOEL, Françoise MIQUELIS et Michel TAVERNIER


 

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Il ne faut certes pas comparer l'incomparable mais cette adaptation d'une nouvelle d'Irène Némirovsky m'a fait penser au théâtre de Bernstein qui lui aussi était d'une cruelle lucidité. Pour cela, ce dernier fut peu apprécié à son époque et gageons que si quelqu'un écrivait - au jour d'aujourd'hui - avec l'acuité sans concession aucune qui caractérise le Bal, (entre autres ...) les ligues qui se réfèrent à la loi Gayssot auraient vite fait de taxer leur auteur d'antisémitisme notoire. Seulement voilà, Irène Némirovsky était juive et paya cette appartenance de sa vie. Le talentueux écrivain qu'elle était a prouvé tout au long de son oeuvre son indépendance d'esprit. Elle décrivait le monde (le sien) tel qu'elle le voyait, sans tricher avec la réalité. De même que David Golder illustrait le milieu de la banque et de la Bourse, tout comme Zola le fit avec L'Argent, Le Bal met en évidence les défauts par lesquels se caractérisent ces nouveaux riches, dont l'étalage de ce qu'ils possèdent, leur tient lieu de lettres de noblesse. Du moins le croient-ils.

Rien de plus acéré qu'un regard d'enfant, surtout si on ne fait pas attention à lui. Ajoutez à cela la sensibilité d'une adolescente et vous aurez un aperçu de ce qui peut gronder dans cette jeune tête.

14 ans, mal aimée par sa mère, ignorée ou presque par son père l'un et l'autre complètement obsédés par leur brusque ascension financière.

Condition sociale oblige, la jeune Antoinette doit apprendre le piano en compagnie d'une vieille fille acariâtre qui n'en doutons pas se venge sur elle de la haine envieuse qu'elle ressent pour ces Kampf, vivant ostensiblement et depuis peu, dans l'opulence. Comme vous pouvez le constater, ça grince bien mais tout en faisant des étincelles et l'écriture brillante d'Irène Némirovsky rigoureusement respectée par Virginie Lemoine qui en a écrit l'adaptation en compagnie de Marie Chevalot, fait ici merveille ! Les comédiens s'investissent avec vigueur sur ce petit espace scénique et on ne peut qu'admirer leur performance. Allez y nombreux car, texte, mise en scène et interprétation le méritent bien.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( photos : Irène Jonas )


11:46 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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