Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/12/2012

Poil de carotte de Jules Renard

affiche PdC.jpg


LUCERNAIRE

Centre National d'art et d'essai

53, rue Notre-Dame-des-Champs

75006 PARIS


M° Vavin ou N.D.des Champs


loc. 01 45 44 57 34


www.lucernaire.fr


A 18h.30 du mardi au samedi


jusqu'au : 2 février 2013

 

Mise en scène : Michel Pilorgé


avec Morgane Walther (Poil de Carotte) - Michel Pilorgé (Mr Lepic) - Annie Monange (Mme Lepic) Alexia Papineschi (Annette)


poil-de-carotte.jpg


 

Gardons nous de toute rigueur excessive car il n'est pas facile de jouer un travesti, (il est des comportements innés peu aisés à composer.) Or ici, par une fantaisie du metteur en scène, François dit Poil de Carotte appartient à l'autre sexe et se voit de surcroît infligé (e) d'une perruque dont la couleur se veut approximativement évocatrice. Plus d'adolescent hirsute mais un jeune ado qui s'ingénie à ne pas trop déplaire à sa génitrice. Très vipère onctueuse, cette Madame Lepic, laquelle ajoute du coruscant à son venin au fil des bénitiers !  ...

Monsieur Lepic est comme beaucoup d'hommes qui un jour se réveillent piégés et fuient leur marâtre conjugale en allant à la pêche ou à la chasse (parfois les deux) -

Dans la salle beaucoup de familles et de jeunes enfants attentifs à tout ce qui est dit tant il est évident que ça n'arrive qu'aux autres (du moins les parents veulent ils s'en persuader)

Que l'on soit fille ou garçon, nous avons tous été un peu " Poil de Carotte " dans notre enfance et la complaisance à se reconnaître dans le personnage nous a tous - un temps - marqués. Certes, à l'époque les adolescents incompris n'incendiaient pas les voitures mais le ressenti est identique au fil des siècles. De là où il est, Roger Hart a dû aimer le décor et se croire comme chez lui.

Dois-je ajouter que si j'ai eu parfois, tendance à trouver les personnages un tantinet décalés par rapport à la perception que j'avais d'eux, Alexia Papineschi dans le rôle d'Annette est absolument parfaite et en dépit de son rôle secondaire, vaudrait à elle seule le déplacement ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

père-et-fils.jpg

( photos : Alessandro Manna)


 

20:58 Publié dans THEATRE | Lien permanent

27/12/2012

BLACKBIRD de David Harrower

visuel-blackbird.jpg


Théâtre Le Lucernaire

53, rue Notre-Dame-des-Champs

75006 PARIS


(M° N.D.des Champs)


Loc. 01 45 44 57 34


Salle : Le Paradis


tous les jours à 21h - y compris le 31 décembre,

sauf dimanche et lundi,


jusqu'au : 19 JANVIER 2013


 

Traduction : Zabou Breitman & Léa Drucker © L'Arche Ed.

 

Mise en scène : Régine Achille-Fould

 

avec Yves Arnault, Charlotte Blanchard, Albertine Villain-Guimmara



 

18 ans d'absence et gageons le, 18 ans d'obsession car il ne suffit pas de vouloir oublier pour que la mémoire abdique. Ces deux là ont eu ce que l'on a coutume de nommer une histoire, terme aussi flou que réducteur pour désigner cette expérience qui les a marqués à jamais l'un et l'autre. 

C'était encore une petite fille et lui déjà un homme mûr. L'opinion ne peut que condamner et pourtant à les entendre révéler leur passé, par bribes, il est difficile de trancher la question car pour être séduit il faut être deux. La responsabilité ne saurait être unilatérale et bien malin qui pourrait dire lequel fut plus victime que l'autre ! 

Une photo parue dans un magazine a permis à Una de retrouver Ray et tout ce qu'elle avait cherché à enfouir va immédiatement refaire surface. Elle va donc le rechercher et le retrouver, bien sûr. Nouvelle catastrophe dans la vie de cet homme qui a changé de nom pour tenter de refaire sa vie après les années de prison et les séances de psychanalyse. Ils vont se dresser l'un contre l'autre, s'accuser mutuellement et découvrir du même coup la profondeur de leurs sentiments car ce n'était pas une simple attirance physique. Seulement voilà, le temps s'est écoulé et on ne réécrit pas le passé. La pièce est aussi déroutante que captivante, le jeu des comédiens interpelle, dérange parfois - surtout au début - quand on n'a pas encore déroulé l'écheveau de cette trame dramatique et en toute fin, convaincus par la double interprétation, on dit : chapeau ! 

Ce n'était pas facile d'être ainsi en décalage et de s'imposer malgré tout. Cette pièce devrait battre en brèche l'intolérance, l'analyse réductrice et ce n'est pas une justification généralisée de l'acte mais seulement l'incroyable possibilité de comprendre l'incompréhensible qui nous est offerte ici.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

Blackbird.jpg

(Photo : Pierre François)


 

15:47 Publié dans THEATRE | Lien permanent

26/12/2012

La Ballade de Mrs Blondie et de son chien Billy dans New York la nuit

et son chien.jpg


L'ATALANTE

10, Place Charles Dullin

75018 PARIS


(M° Anvers, Abbesses, Pigalle)


Loc. 01 46 06 11 90


latalante.resa@gmail.com

www.theatre-latalante.com

 

lundi, mercredi, vendredi à 20h.30

jeudi & samedi à 19h.

dimanche à 17h.

Relâche le mardi.


jusqu'au : 30 DECEMBRE 2012


 

Texte et mise en scène : Agathe Alexis

avec : Jaime Azoulay, Emmanuelle Brunschwig & Hanno Burger.


 

Certains thèmes sont faits pour bousculer le " politiquement correct " en voici la démonstration par excellence. Une femme vit seule à New-York avec son chien et l'anthropomorphisme fera le reste ... En permanence le spectateur se demandera si ce que dit le chien n'est pas en réalité ce que pense la dame laquelle clame haut et fort le contraire ? ... Bel exemple de schizophrénie allez vous dire, mais quoi de plus banal ? La pièce écrite malicieusement par Agathe Alexis commence de façon très silencieuse puisqu'en guise d'introduction nous assistons aux acrobaties musclées de Hanno Burger " (the king " pourrais-je ajouter si je ne craignais de me lancer dans des jeux de mots par trop dérisoires et faciles ...) Prestation impressionnante dont on ne trouvera l'explication qu'un peu plus tard. En effet, n'est-ce pas cette Amérique qui montre ici ses muscles et sa force évidente ? Par le biais de la fable, l'évocation des problèmes viendra ensuite. La mixité, la cohabitation, la peur de l'autre tout cela sera évoqué par ce dialogue : maîtresse-chien.

Ce texte peut s'entendre au premier degré et l'on aurait gravement tort d'y accéder de la sorte car c'est le constat de la société actuelle qui se fait jour derrière les outrances. Emmanuelle Brunschwig campe ici une Mrs Blondie gagnée par la névrose du siècle tandis que Billy le chien alias Jaime Azulay est un vieil aristo nostalgique des fastes d'une Vienne disparue depuis longtemps et qu'il n'a connue que par ouï-dire. Le souvenir d'une époque qui ne reviendra plus se heurte donc aux évidences actuelles, insupportables à certains. De quoi méditer en sortant, non ? Alors faites-vite car il n'y a plus que quelques jours pour assister à ce spectacle qui devrait en interpeller plus d'un.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

Mrs Blondie.jpg


10:54 Publié dans THEATRE | Lien permanent