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27/12/2012

BLACKBIRD de David Harrower

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Théâtre Le Lucernaire

53, rue Notre-Dame-des-Champs

75006 PARIS


(M° N.D.des Champs)


Loc. 01 45 44 57 34


Salle : Le Paradis


tous les jours à 21h - y compris le 31 décembre,

sauf dimanche et lundi,


jusqu'au : 19 JANVIER 2013


 

Traduction : Zabou Breitman & Léa Drucker © L'Arche Ed.

 

Mise en scène : Régine Achille-Fould

 

avec Yves Arnault, Charlotte Blanchard, Albertine Villain-Guimmara



 

18 ans d'absence et gageons le, 18 ans d'obsession car il ne suffit pas de vouloir oublier pour que la mémoire abdique. Ces deux là ont eu ce que l'on a coutume de nommer une histoire, terme aussi flou que réducteur pour désigner cette expérience qui les a marqués à jamais l'un et l'autre. 

C'était encore une petite fille et lui déjà un homme mûr. L'opinion ne peut que condamner et pourtant à les entendre révéler leur passé, par bribes, il est difficile de trancher la question car pour être séduit il faut être deux. La responsabilité ne saurait être unilatérale et bien malin qui pourrait dire lequel fut plus victime que l'autre ! 

Une photo parue dans un magazine a permis à Una de retrouver Ray et tout ce qu'elle avait cherché à enfouir va immédiatement refaire surface. Elle va donc le rechercher et le retrouver, bien sûr. Nouvelle catastrophe dans la vie de cet homme qui a changé de nom pour tenter de refaire sa vie après les années de prison et les séances de psychanalyse. Ils vont se dresser l'un contre l'autre, s'accuser mutuellement et découvrir du même coup la profondeur de leurs sentiments car ce n'était pas une simple attirance physique. Seulement voilà, le temps s'est écoulé et on ne réécrit pas le passé. La pièce est aussi déroutante que captivante, le jeu des comédiens interpelle, dérange parfois - surtout au début - quand on n'a pas encore déroulé l'écheveau de cette trame dramatique et en toute fin, convaincus par la double interprétation, on dit : chapeau ! 

Ce n'était pas facile d'être ainsi en décalage et de s'imposer malgré tout. Cette pièce devrait battre en brèche l'intolérance, l'analyse réductrice et ce n'est pas une justification généralisée de l'acte mais seulement l'incroyable possibilité de comprendre l'incompréhensible qui nous est offerte ici.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

Blackbird.jpg

(Photo : Pierre François)


 

15:47 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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