Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/11/2012

Le ministre japonais du commerce extérieur de Murray Schisgal

THEATRE 13 / JARDIN

103A, boulevard Auguste Blanqui

75013 PARIS


(M° Glacière)


loc. 01 45 88 62 22


mardi, jeudi et samedi à 19h.30

mercredi et vendredi à 20h.30

dimanche à 15h.30


jusqu'au : 16 DECEMBRE 2012


 

Comédie satirique inspirée du Révizor de Gogol

Texte français et mise en scène par : Stéphane Valensi

Scénographie : André Acquart


 

conseil-municipal.jpg


 

avec Marc Berman (le maire) - Nathalie Lacroix (Marguerite, sa femme) - Ariane Pawin (Amy, leur fille) - William Edimo (le chef de la police) - Nathalie Grauwin (La Juge) - Daniel Kenigsberg (le Docteur) - Matthieu Marie (Hakara / Léo) - Juliette Savaray (Toshiba / Sonia)- Marc Schapira (Peter Chichinsky) - Bartholomew Boutellis (Skeeter Chichinsky)


 

Ministre-japo.jpg



 

1992 - L'action se déroule dans la maison du maire d'une petite ville située dans le New Jersey  : Duckpond; pour ce faire, André Acquart a conçu un décor sur deux étages, totalement clean, presque japonais ce qui pour les personnages est le fait du hasard. L'agitation règne dans le lieu. C'est que Roger Eichelberry croît tenir le couronnement de sa carrière administrative. Jusque-là, l'homme pensait avoir tout raté (ou presque) et voilà qu'un événement exceptionnel se présente dont il envisage de tirer le meilleur profit.Il convoque alors les membres du conseil municipal dans le plus grand secret.

" Le ministre japonais du commerce extérieur " est l'hôte de la ville et bien entendu, source d'enrichissement. Les Dupont-Dupond de service ont été chargés de le récupérer à son arrivée. Il s'agit en fait de deux agents immobiliers, les frères non pas Karamazov mais Chichinsky, tous deux amoureux de la fille de la maison laquelle a hérité d'un esprit soixante-huitard et n'a strictement rien à faire d'eux.

Marguerite, épouse de l'un et mère de l'autre sera mise dans la confidence, preuve que les femmes peuvent parfois garder un secret.

Sont également présents, 

- le médecin George Porter qui a pour la circonstance abandonné ses deux cockers sur le canapé de la salle d'attente de l'hôpital puisque c'est l'endroit préféré de ses habituels compagnons.

- la juge Mac Kenzie à peine sortie d'une cure de désintoxication alcoolique,

& le chef de la police, un afro-américain tellement intégré qu'il en oublie ses origines et voudrait laver la société plus blanc que blanc.

Quand nos deux japonais vont arriver (car le ministre est accompagné d'une geisha sélectionnée parmi un grand nombre - c'est du moins ce qu'il déclarera dès que le champagne l'aura fait sortir de son mutisme) tous les personnages présents redoubleront d'attentions serviles et de courbettes pour mieux parvenir à leurs fins.

Les apparences sont parfois trompeuses et je vous laisse découvrir la suite sur place bien entendu. Cette farce - car c'en est une - est une création mondiale et l'auteur s'est même déplacé pour assister à la première (hélas, je n'y étais pas).

La mise en scène de Stéphane Valensi est plus qu'enlevée, les comédiens débordent d'énergie, bref les spectateurs emportés par ce tourbillon s'amusent presque autant que les interprètes qui pourtant s'en donnent à coeur-joie. Dois-je ajouter que cette pièce est la transposition moderne et américanisée du Révizor de Gogol ? Pardonnez du peu ! 

Tous les amoureux du théâtre en général et de Murray Schisgal en particulier (merci, Mr Terzieff) ne sauraient manquer cet événement qui, je le répète est une création mondiale.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

famille.jpg

(photos : Arnaud Regnier-Loilier)


15:00 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.