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04/11/2012

NINI, une femme libérée dans une France occupée

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L'ARCHIPEL

17, boulevard de Strasbourg

75010 PARIS


(M° Strasbourg St-Denis)


www.larchipel.net


loc. 01 48 OO 04 05


Places : 22€ - T.R. 15€


jusqu'au : 29 DECEMBRE 2012


A 21h.30, Jeudi, vendredi, samedi

Dimanche à 17h.45


 

D'après une idée originale de Sandra GABRIEL,

Mise en scène par Gilles GALLIOT

avec Sandra GABRIEL


 

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1943 : à l'heure où  " l'Ordinaire " va s'coucher, Nini cachetonne au Tire-Bouchon !  Les salles étaient pleines - nous dit-on - à l'époque, Occupant comme Occupé ayant besoin de se changer les idées, de profiter (qui sait  ... peut-être ?) des éventuels derniers instants que le Sort leur réservait. Ceux qui ne sortaient pas préparaient le baby-boom car entre deux alertes, on se rassure comme on peut.

Et puis, comme on disait à l'époque, elle avait du chien, Nini et même plus que ça, un physique de rêve, une gouaille assurée avec en prime ce que l'on nomme au théâtre, une indéniable présence. Ce n'est certes pas Sandra Gabriel qui fera mentir le personnage !

Nous la découvrons, sculpturale, moulée dans un déshabillé sexy couleur de passion, la chevelure flamboyante.  Elle va nous raconter son histoire et celle de ceux qui l'ont précédée. Les femmes surtout car pour les hommes, disons qu' elle a quelques raisons de s'en méfier. Ils ont le droit de la regarder, sont même venus spécialement pour ça mais ... pas touche ! La dame a des principes et se considère comme " la première verticale de la famille " privilège que ne connurent pas Alphonsine, Clémence et Simone, ses : aïeule, grand-mère et mère. Car nécessité fait loi et en guise d'explication sinon d'excuse, sa mère disait " quand j' fais la chose, moi j' fais la morte. " Secrètement, Nini espère mieux que cela. L' Amour va se présenter  à elle arborant l'uniforme de l'autre camp. Il eut été difficile de ne pas remarquer Hans qui assista à son spectacle 16 soirs de suite. Une telle assiduité force la sympathie. Il était beau, bien élevé de quoi la changer de ceux qui ne voyaient en elle qu'une fille légère parce que court vêtue. Et il arriva ce qui devait arriver ... Je vous laisse imaginer la suite.

Sandra Gabriel mène ce spectacle tambour battant ce qui est de circonstance allez vous dire, allant jusqu'au transformisme pour évoquer les nombreux personnages qui traversent cette romantique histoire, laquelle sera illustrée par le biais de vidéos.

Pour la partie musicale, la comédienne dit plus les textes qu'elle ne les chante mais à cette infime et unique réserve près, son jeu est sans faille et elle passe du comique au dramatique avec une maîtrise absolue. Saluons au passage la remarquable mise en valeur concoctée par Gil Galliot et pour conclure, ne laissez surtout pas passer ce spectacle qui mérite incontestablement votre enthousiasme et vos applaudissements.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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14:36 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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