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27/09/2012

A peine un souffle de Anne Kellen

Aff.apeineunsouffle.jpgTHEATRE de la HUCHETTE

23, Rue de la Huchette

75005 PARIS


(M° St-Michel)


loc. 01 43 26 38 99


www.theatre-huchette.com


Pl. 25€, -25ans : 16€ -

 

 

Texte et mise en scène : Anne KELLEN


avec : Christophe ALLWRIGHT (L'autre)


 

Ceux qui aiment se poser des questions à l'écoute d'un texte, vont être servis. Noirceur énigmatique de l'affiche un tantinet dissuasive, explication différée, voire pari impossible. Qui est cet homme ligoté sur une chaise avec les yeux bandés, hurlant son désarroi ? Il se présentera lui-même avec abondance de détails et pourtant nous n'en saurons guère plus.

Où est-il ? ... Fût-il réellement kidnappé ? Serait-ce au contraire un petit jeu sado-maso auquel nous assistons ? Le mystère pour beaucoup restera entier.

Le personnage qui s'égosille sous nos yeux fait partie de la caste des gens aisés, des laborieux aussi (il précisera être sous pression 15 heures par jour.)

Une poignée de références nous vient alors à l'esprit en passant par la fâcheuse expérience du baron Empain, sans oublier les quelques films vus, romancés ceux-là qui traitaient de kidnapping à intention plus ou moins érotique.

Une voix off vient s'inviter et ce ne sera pas celle d'une femme comme on pouvait s'y attendre mais au contraire un beau timbre mâle et bien entendu mystérieux. A moins que ? ... Serait-ce la voix de Dieu autrement dit celle de sa conscience ?

Arrivée à ce stade de suppositions, j'ai envie de dire : " à vous de choisir " ...

Christophe Allwright réalise là une performance, c'est indéniable or certains risquent cependant de trouver l'épreuve insupportable. Le comédien étant seul en scène, un respect élémentaire nous conseillera de rester jusqu'au bout mais quelle épreuve ! Tant pour lui que pour nous. Ce moderne Prométhée excite pourtant notre curiosité ... alors quoi ? Métaphore allégorique de kidnapping d'une société tout entière ? Dénonciation d'un aveuglement coupable ? Secrète admiration invalidante ( ô combien ! ) de ceux qui en dépit du contexte parviennent à s'en sortir parce qu'ils foncent sans scrupules, les yeux fixés sur le but à atteindre ? ... 

Une seule évidence, mieux vaut ne pas s'en tenir à une lecture faite au premier degré mais allons nous au théâtre pour nous poser les mêmes questions que dans la vie ? Ce lieu ne serait-il plus destiné à nous changer les idées ? Il est permis de s'interroger. D'autant que lorsque nous sommes rivés à notre ordinateur qui nous ligote de façon virtuelle mais efficace, ne ressemblons nous pas à celui-là ? C'est peut-être la question qui dérange le plus et avouons le, nous aussi nous étions ligotés à ce texte ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

seuletligote.jpg

(photo LOT)


16:46 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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