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25/09/2012

Les 7 jours de Simon Labrosse de Carole Fréchette

visuel-Simon-L.jpgThéâtre de Belle Ville

94, rue du faubourg du Temple

75011 PARIS


(M° Goncourt ou Belleville)


Loc. 01 48 06 72 34


Pl. 25€, T.R. 15€ & - 26 ans : 10€


Du mercredi au samedi à 21h.

Matinée le dimanche à 17h.


jusqu'au : 11 NOVEMBRE 2012


 

Mise en scène : Claude Viala.


Musique originale : Sanséverino


 

avec Eve Rouvière, Hervé Laudière, Cédric Revollon.

Simon.jpg

 

Un chômeur ... ce n'est hélas, pas une espèce en voie de disparition.

Simon Labrosse est jeune et sans emploi comme beaucoup à l'heure actuelle.

Or Simon n'a rien d'un perdant, du reste le sourire qu'il arbore prouve qu'en dépit des épreuves il s'exerce à conserver le moral. Il faut donc trouver une solution ou du moins essayer. Pour cela, il convient d'aller à la rencontre des autres, au risque de rebuffades. Et puis il n'est pas complètement seul puisque nous le découvrons flanqué de deux partenaires Nathalie et Léo. Ce sont en quelque sorte les trois mousquetaires, version moderne et cette fois le nombre est respecté. 

Quand il n'y a plus de travail, il reste à inventer de nouvelles fonctions, c'est donc ce qu'il va faire et pour si farfelues qu'elles soient, force est de reconnaître leur utilité. Où le bât blesse, c'est qu'elles ont quelque peu tendance à rester ancrées dans le bénévolat car au moment de passer à la caisse ... et bien, il n'y a plus personne. Sale époque ! 

Carole Fréchette n'est pas un chantre de la désespérance et si elle frappe fort et juste c'est dans le but de nous émouvoir tout en nous mettant en face de la réalité. On nous dit que le monde s'est réalisé en 7 jours (repos dominical inclus) alors pourquoi ne pas essayer de rebondir sur une même durée ?  C'est une gageure et puis si ça ne marche pas du premier coup, il ne suffira que de recommencer. Hymne à l'optimisme par conséquent et pour cela on n'a encore rien trouvé de mieux que la musique. Un orchestre de fortune sera donc bricolé. 

Quand Léo s'exprime avec les mots, son âme de poète donne raison à tous ceux qui disent que la poésie est mortifère. En revanche quand il tape sur une batterie, l'espoir revient. Les préoccupations de Nathalie sont certes un peu nombrilistes mais à chacun sa façon de s'en sortir. Quant à Simon si parfois (forcément) il baisse les bras, c'est de courte durée et pour mieux rebondir donc rien n'est perdu.

Aller se réjouir du malheur des autres (ces trois là) est le conseil pas si paradoxal que ça que je vais vous donner et puis ce sera sans risques de remords puisque ce sont eux-mêmes qui nous y convient.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

S.Labr-musique.jpg

(Photos : Corinne Marianne Pontoir)


 

14:54 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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