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24/09/2012

A l'aube de la création de Zack Naranjo

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GUICHET MONTPARNASSE

15, rue du Maine

75014 PARIS


(M° Montparnasse-Bienvenue)


loc. 01 43 27 88 61


les Mercredi & Vendredi à 22heures


jusqu'au : 11 JANVIER 2013


 

Une comédie complètement déjantée de Zack Naranjo


Mise en scène : Pauline Pécou

assistée de Marion Soffiotti.


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avec : Hugo Le Guen, (patron de la maison d'édition) - Alice Mesnil, (attachée de presse) - Brice Landwerlin, (écrivain reconnu) - Zack Naranjo, (écrivain méconnu) - Camille Fievez,(petite amie de Martin) - Christopher Bayemi, (l'homme de ménage) - Ronny Mottura, (personnage masculin du roman) - Mathilde Bourbin. (personnage féminin du roman) -


 

 

Ecrire et monter une pièce à huit personnages en une époque où nos scènes ont tendance à être envahies par les monologues, le projet était ambitieux. Pourtant n'est-ce pas cela le théâtre, du monde et des répliques et puis de l'action, encore de l'action, toujours de l'action ! 

Ici nous plongeons dans les arcanes d'une curieuse maison d'édition laquelle fonctionne de façon pour le moins particulière … Une atmosphère à la Tex Avery flotte dans l'air grâce à une poignée d'énergumènes fort hétéroclites ayant quelque peu tendance à se comporter comme des dingues.

Mais autant vous les présenter tout de suite,

Commençons par le Big Boss : Eric Denanty au nom prédestiné comme vous pouvez le constater (car deux, ça vaut mieux qu'un) lequel semble passer plus de temps à sabrer le champagne qu'à lire les manuscrits. Il a bien sûr, le verbe haut surtout avec ceux qui dépendent de lui (n'est-ce pas, Martin ?) et l'embardée facile,  au moment de franchir les portes. Boire ou conduire - une maison d'édition - il faut choisir mais il est vrai que la question ne se pose pas en une société où abondent les alcooliques mondains.

Laura est une ravissante et efficace attachée de presse pour laquelle n'en doutons pas beaucoup sont pressants, ce qui ne peut que faciliter les contacts. 

Passons maintenant à la vedette du lieu : Simon Chareb, auteur reconnu et paon de service qui se croit unique en son genre et dont on se demande en cette période de décadence littéraire s'il ne met pas tout son talent dans le choix des titres. " l'odeur abrasive de la chair " étant le genre d'ouvrage à trouver sa place dans l'enfer d'une bibliothèque.

Martin Gasso est son absolu contraire, doux rêveur qui n'écrit qu'en vers des contes pour enfants, des histoires de grenouilles à la recherche de l'âme soeur mais qui ne tombent que sur des iguanes.

Or, de façon incroyable, Martin semble hébergé par son éditeur lequel va lui lancer un ultimatum : écrire enfin une histoire qui tienne debout ou plier bagage dans les plus brefs délais. Sursis : une semaine. A part Amélie Nothomb avec le résultat que nous connaissons, personne n'aurait l'idée d'écrire en si peu de temps !

D'autant qu'un malheur n'arrivant jamais seul, la petite amie de notre Goncourt en herbe (Pauline) menace de le plaquer, elle qui rêvait du prince Charmant capable de l'arracher à son emploi de caissière à Gif-sur-Yvette. Les calendes grecques, c'est trop loin ! 

Et puis, il y a Moussa, l'inénarrable Moussa qui cultive son accent afouicain tout en citant très curieusement les auteurs classiques d'un revers distrait du torchon ou à l'issue d'un coup de balai.

Gardons nous d'oublier Damien et Karine venus tout droit de l'oeuvre en construction car comme chacun sait, il y a toujours un moment où les personnages commencent à avoir leur propre vie. 

Voilà, c'est à peu près tout ce que je peux vous dire de la pièce et c'est déjà beaucoup. Pour connaître la suite vous n'avez plus qu'à aller sur place y retrouver ces huit vibrionnants interprètes, parfois un peu excessifs mais qui peut le plus peut le moins, n'est-ce pas ? Et puis, si vous aimez flirter avec l'exotisme et le paranormal, allez-y, vous serez parfois un peu dépaysés mais certes pas déçus.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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(par la Compagnie du Poisson qui pique)


12:04 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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