Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/09/2012

DémOcratie de Michael Frayn

Democratie-h.jpgTHEATRE 14

20, avenue Marc Sangnier

75014 PARIS


(M° Porte de Vanves)


Loc. 01 45 45 49 77


Pl. 25€ T.R. 18€


Mardi, vendredi, samedi à 20h.30

Mercredi, jeudi à 19h.

matinée samedi à 16h.

(relâche : dimanche & lundi)


jusqu'au : 27 OCTOBRE 2012

 

version française : Dominique HOLLIER


mise en scène : Jean-Claude IDEE


 

avec : Jean-Pierre BOUVIER (Willy Brandt) - Xavier CAMPION (Ulrich Bauhaus) -  Emmanuel DECHARTRE (Helmut Schmidt) - Alain ELOY (Günter Guillaume) - Jean-François GUILLIET (Herbert Wehner) - Frédéric LEPERS (Horst Ehmke) - Frédéric NYSSEN (Reinhard Wilke) - Freddy SICX (Arno Kretschmann) - François SIKIVIE (Günter Nollau) - Alexandre von SIVERS (Hans-Dietrich Genscher) 

4chapeaux-5.jpg


 

En fond de scène un mur - symbolique ô combien ! - servira de décor aux meubles métalliques d'une glaçante austérité.  Des projections dont les images sont pour le moins parlantes viendront illustrer le contexte dans lequel l'action va se dérouler.  

On se souvient qu'après la défaite de la dernière guerre, l'Allemagne fut morcelée et plus particulièrement divisée en deux blocs,  RFA à l'Ouest, RDA à l'Est.  

A la guerre réelle, succéda alors la Guerre Froide. En Allemagne comme en France, on était pour ou contre l'Union Soviétique laquelle se sachant mal aimée multipliait la production d'espions. La Stasi de sinistre mémoire étendit peu à peu son emprise au moyen de multiples ramifications.

Un témoin qui ne se limita pas à ce rôle d'observateur va nous parler de ce qui advint alors. 

Günter Guillaume, jouait scrupuleusement  les passe-muraille tout en étant hyper-actif et omniprésent aux côtés de Willy Brandt dont il avait gagné la confiance. Cette dernière dura 4 ans.

Par le biais d'une diction pour le moins particulière, Alain ELOY joue les faux naïfs avec brio. 

L'excellent Jean-Pierre BOUVIER est le chancelier Brandt tandis qu' Emmanuel DECHARTRE plus effacé sera Helmut Schmidt.

Comme il n'y a pas moins de dix comédiens, difficile de les nommer tous mais chacun est bien à sa place dans son rôle et la mise en scène de Jean-Claude IDEE est à saluer pour son efficacité.

Il s'agit bien sûr d'une fiction mais tellement crédible qu'elle en paraît réelle.

Toutes les magouilles politiques vont s'étaler sous nos yeux et quand les démocrates chrétiens perdent les élections de peu, grâce ou à cause de l'achat de parlementaires, on se dit que ce genre de manoeuvre doit se produire dans n'importe quelle démocratie.

Pas une seule femme dans cette pièce; à l'époque " une dame de fer " au sommet de l' Etat n'était pas imaginable et puis comment régner sur deux Allemagne (s) quand il est précisé qu'en fait, il y avait alors autant d'Allemagne (s) que d'allemands. 60 millions (pas moins) -

Avec le recul du temps, ce texte déclenche un étrange écho dans la mémoire du spectateur. Les plus jeunes découvrent et commencent peut-être à comprendre ce que la politique est réellement.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

discus-ED.jpg

(photos : LOT)

12:21 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.