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18/09/2012

MACBETH de William Shakespeare.

les-2-h.jpgTHEATRE LE RANELAGH

5, rue des Vignes

75016 PARIS


(M° La Muette ou Passy)


Loc. 01 42 88 64 44


www.theatre-ranelagh.com


A 21h. du mardi au samedi,

à 17h. le dimanche.


Pl. 32 & 35€ - 26 ans : 10€

 

Traduction: Jean-Michel DEPRATS


Mise en scène et direction artistique : Philippe PENGUY


Avec Laurent LE DOYEN (Macbeth) - Agnès VALENTIN (Lady Macbeth) - Emmanuel OGER (Banquo et Macduff) - Anne BEAUMONT (une sorcière et Lady Macduff) - Teddy MELIS (Malcolm et un meurtrier) - Géraldine MOREAU-GEOFFREY (une sorcière, Fléance et le fils Macduff) - Lionel ROBERT (le roi Duncan et Seyton) - Emilie JOURDAN (une sorcière, la dame de compagnie et le jeune Siward) - Jean-Michel DELIERS (Ross) - Denis ZAIDMAN (le capitaine, un meurtrier et le médecin) -


 

Combien de Macbeth les admirateurs de Shakespeare verront-ils en une vie ? 

Un nombre considérable de niveau différent car il est difficile de se confronter au génie. On sait à peu près tout et depuis longtemps du caractère de chacun de ce couple maudit; Macbeth ce grand guerrier a l'âme tourmentée, possédant la fragilité que l'on prête généralement aux femmes tandis que son épouse bénéficie d'une âme trempée à l'ambition dévorante. Toute l'action de la pièce gravite autour de ces deux là. 

De cette tragédie du Pouvoir, les soins conjugués de Jean-Michel Déprats (traducteur) et de Philippe Penguy (metteur-en-scène) feront un drame épique où bien sûr, la folie aura le dernier mot. 

On parle souvent de " dépoussiérer un texte " qui oserait utiliser cette expression concernant le grand Will ? Ici, ce sont les sorcières qui vont subir une cure de jouvence et les septuagénaires se métamorphoser en d'infernales gamines.

N'importe, leurs prédictions n'en déclencheront pas moins les catastrophes. 

Dans les tragédies antiques les dieux étaient responsables de tout, cette fois, trois diablesses vont guider le Destin.

Le rythme de la pièce se veut rapide et inclura 2 musiciens qui interviendront de façon ponctuelle constituant ainsi les charnières musicales de l'action.

Laurent Le Doyen est un Macbeth à la belle prestance et pour lui donner la réplique Agnès Valentin est une Lady Macbeth disons ... inhabituelle. Mince comme un roseau, la voix haut perchée,  il faudra au spectateur faire preuve d'imagination pour mesurer l'emprise qu'elle est censée avoir sur son époux.

Plus équilibré est le couple Macduff et la double et indéniable expérience des deux comédiens fait ici merveille. Emmanuel OGER joue successivement Banquo et Macduff tandis que Anne Beaumont interprète avec un égal bonheur les personnages de Lady Macduff plus une sorcière. L'un et l'autre sont tellement excellents que l'on se prendrait presque à imaginer la pièce avec les mêmes distribués autrement. Au total ils sont dix pour nous rappeler que " La vie n'est qu'une ombre en marche "  et dans cette perspective, les duels sont bien réglés. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

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08:36 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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