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05/09/2012

Transparence ou Scotland Yard contre Romero, comédie onusienne.

transp.h.jpgVingtième THEATRE

7, rue des Platrières

75020 PARIS


(M° Ménilmontant)


loc. 01 43 66 01 13


Pl. 25€, 20€ & 13€


du mercredi au samedi à 21h.30

dimanche à 17h.30


jusqu'au : 7 OCTOBRE 2012



 

d'après le roman de Roberto GARCIA SAEZ,


Adaptation et mise en scène : Benoît GUIBERT


 

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avec Kader BOUKHANEF, Olivier DOTE DOEVI, Verena GROS, Julie LAVERGNE, Mélissa BROUTIN, Jérome DUPLEIX, Hugo HORSIN et Bastian VERDINA.



 

Il est malaisé de transposer un roman à la scène. Peu y réussissent car ce qui constitue la structure d'une pièce, son évolution, ses rebondissements n'y figurent pas ou rarement au départ, puisqu'en ce cas, l'auteur aurait écrit d'emblée pour le théâtre ! 

Malgré cela et avec plus ou moins de bonheur, Benoît Guibert a décidé de relever le gant. L'art théâtral est par excellence le mode d'expression qui permet de parler de ce qui se passe dans le monde, de dénoncer aussi parfois. Souvent, même ...

Quel meilleur sujet que l' ONU : " ce machin " comme disait De Gaulle. Beaucoup pensent que l'équilibre du monde est entre ses mains. Or comme le monde actuel est régi par " le fric " et que le dieu Dollar reste incontournable, ce thème est riche (sans jeu de mots) en péripéties de toutes sortes. 

Beaucoup d'entre nous se réfugient dans l'alcool pour oublier ce qui n'est peut-être pas la solution, pour se désinhiber avant tout. Patrick Roméro plongera donc dans les vapeurs éthyliques afin d'affronter ses souvenirs ... L'humanitaire international : quel beau programme et parfois, quelle superbe foutaise ! 

Roberto Garcia Saez, auteur du roman dont est tirée cette pièce sait de quoi il parle puisqu'il fut coordinateur du fonds mondial à Kinshasa " ONU soit qui mal y pense "  (sic). Son héros va se retrouver dans le collimateur de Scotland Yard et les populations attendront vainement que les fonds soient débloqués des suites de l'enquête. 

Pour évoquer tout cela, le metteur en scène adaptateur a choisi un lieu unique, c'est à dire ce bar de Bangkok où les fantômes se bousculent au gré des évocations.

La scénographie étant (elle) d'une sobriété qui frise l'ascétisme ... les personnages feront parfois leur apparition comme des diables sortant d'une boîte, ce qui ne mettra pas alors la mise en scène à l'abri d'un certain ridicule.

Dans un souci de décalage, la pièce tentera de prendre la direction d'une comédie musicale sans complètement y parvenir ...

Saluons toutefois la performance des comédiens qui jouent le jeu avec conviction afin de nous aider à pénétrer dans les coulisses d'un pouvoir qui fonctionne comme il peut et certes pas comme il conviendrait.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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10:28 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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