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30/05/2012

Folles Noces de et par Catherine Delourtet et Jean-Paul Delver

THEATRE 14

20, avenue Marc Sangnier

75014 PARIS


(M° Porte de Vanves)


Loc. 01 45 45 49 77


theatre14@wanadoo.fr


Pl. 25€ - T.R. 11 à 18€


A 20h.30 : Mardi & Vendredi,

A 19h : Mercredi & Jeudi, 

A 16h. & 20h.30 le Samedi.


Jusqu'au 7 Juillet 2012


Une production DALVA en coréalisation avec le Théâtre 14

 

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Le cortège nuptial fait son entrée côté public par l'allée principale. 

Entre ces deux là, c'est d'ores-et-déjà l'artillerie lourde et les dialogues sont d'une légèreté pachydermique et d'une épaisseur à tout le moins marquée.

Heureusement pour nous, cela aura tendance à s'arranger par la suite ...

Le marié a une cravate rose et des gestes pas trop virils bien qu'il faille reconnaître que le comédien (Jean-Paul Delvor) a du talent et chante bien. Sa partenaire en fait des tonnes mais il semble que le public très troisième, voire quatrième âge, (il s'agissait d'une matinée) apprécie, puisque chaque numéro est applaudi à tout rompre. Il est vrai que le répertoire musical justifie cette joyeuse nostalgie : Bourvil, Fernandel, Dranem, Georgius et les Frères Jacques y sont pour quelque chose; pas seulement alors au passage on révise les classiques ! 

Costumes et perruques sont eux aussi d'un autre temps et il faut reconnaître que les changements sont rondement menés. Et puis, n'en faut-il pas pour tous les goûts ? 

Nos deux interprètes avaient pourtant fait leurs preuves dans les spectacles de Roger Louret et ceux qui y ont assisté conservent  le meilleur souvenir de La Java des Mémoires et des Années Zazous pour ne nommer que ces deux là. 

Alors quoi ? ... Il est malaisé de tout faire soi-même or ils ont écrit les dialogues (c'est même là que le bât blesse) se sont eux-mêmes mis en scène ... Il manquait d'évidence un oeil extérieur, le nôtre étant davantage critique.

Un sans faute pour Thomas Ribes qui les accompagne avec brio tant à la guitare qu'aux claviers. 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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( Photos : Philippe Taris )

13:30 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

25/05/2012

Les larmes amères de Petra von Kant de Rainer Werner Fassbinder

PVK-1.jpgATHENEE - LOUIS JOUVET

4, Square de l'Opéra

75009 PARIS


(M° Opéra ou Havre-Caumartin)


loc. 01 53 05 19 19


www.athenee-theatre.com


A 19h. le mardi,

A 20h. du mercredi au samedi,

A 16h. le dimanche.


jusqu'au : 9 JUIN 2012

 

Mise en scène : Philippe Calvario


avec Maruschka Detmers (Petra von Kant) - Joséphine Fresson (Sidonie von Grassenabb, amie de Petra) - Julie  Harnois (Karine Thimm, amour de Petra) - Odile Mallet (Valérie von Kant, mère de Petra) - Carole Massana (Marlène, factotum de Petra) - Alix Riemer (Gabrielle von Kant, fille de Petra) 


 

Dire que la perception que nous pouvons avoir d'un texte quarante ans plus tard est complètement différente de celle de la création aurait valeur de lieu commun.

Contrairement à ce que j'ai lu sous la plume de quelqu'un qui du reste n'a pas eu la conscience professionnelle de rester jusqu'au bout ... Philippe Calvario n'a pas trahi Fassbinder car si ce dernier avait vécu plus longtemps, lui qui témoigna d'une certaine marginalité à son époque, il y a fort à parier qu'il aurait allégrement suivi les évolutions en cours ...

Comment s'étonner que l'on découvre en début de pièce un bel éphébe dans le lit de Pétra ? La bisexualité existe et celle de Fassbinder était notoire alors conclure que le personnage principal (Pétra) est censée n'aimer que les femmes est aussi inepte que réducteur. Et puis il y avait ce faisant un double clin d'oeil à " Querelle " et aux mannequins sexy de Jean-Paul Gaultier, qui donc pourrait s'en plaindre ? 

Le sur-jeu aussi voulu que cocasse de Carole Massana fait bien entendu penser à une certaine comédienne que Pédro Almodovar distribue très souvent. (Vous découvrirez aisément à qui je fais allusion.) C'est drôle tout simplement et ne réduit en rien le caractère dramatique de la situation. 

La puissance d'expression de Maruschka Detmers, sa beauté sculpturale font merveille dans ce rôle au point de nous faire presque oublier Margit Carstensen au jeu plus feutré (comparativement). On ne peut juger d'une situation passionnelle confortablement installé dans un fauteuil que si l'on est soi-même capable de tels élans. Donner l'impression que l'on est ivre est un exercice difficultueux (ô combien !) et la comédienne nous offre ici toute la palette de ses possibilités.

Vous avouerai-je que le personnage de Karine et son côté godiche intéressée m'a toujours mise mal à l'aise ? Ici, nous découvrons une vraie contestataire et c'est tant mieux pour le rôle. 

Bref, vous l'avez compris, j'ai littéralement adoré cette version de la pièce qui va déclencher des passions contradictoires ce qui finalement est le meilleur hommage que nous pouvions rendre à son auteur !

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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crédit photos © COULONJOU-GENTIL

16:10 Publié dans THEATRE | Lien permanent

22/05/2012

Rostam et Sohrâb (Création)

THEATRE 13 / SEINE

30, Rue du Chevaleret

75013 PARIS


(M° Bibliothèque F.Mitterrand)


Loc. 01 45 86 55 83


info@compagniedulierre.com

www.compagniedulierre.com


A 19h.30 : mardi, jeudi, samedi,

A 20h.30 : mercredi, vendredi,

A 15h.30 : dimanche.


Pl. 24€ - T.R. 16€


 

Mise en scène et écriture : Farid Paya


D'après l'épopée " Le Livre des Rois " de Ferdowsi

Texte paru aux Editions de L'Harmattan.


Musique Bill Mahder


jusqu'au 6 JUIN 2012



avec David Weiss (Rostam) - Vincent Bernard (Sohrâb) - Cédric Burgle (Houmân) - Marion Denys (Tahmineh, Gord Afarid) - Guillaume Caubel (Le narrateur, Jendeh-Razm, Kajdahom) - Xavier-Valéry Gauthier (Le Roi de Samangân, Kâvous) - Thibault Pinson (Le berger, Hadjir, Goudarz) - Jean Matthieu Hulin ( Afrâsiyâb, Guiv) -

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L'espace scénique est nu ou presque. Trois marches sur lesquelles un personnage est installé en position d'attente, c'est le narrateur. Il reviendra conclure à la fin quand le destin aura accompli son oeuvre. Derrière lui, accroché au mur une immense étoffe aux chaudes couleurs.

 

Grâce à Farid Paya, Le livre des Rois va s'ouvrir pour nous. 

Deux personnages mythiques vont s'affronter sans se reconnaître, le père Rostam et le fils Sohrâb. 

 

Le premier est un illustre guerrier à la force invincible. 

Sohrâb fut conçu par lui il n'y a de cela que cinq années mais ( c'est là que le merveilleux fait son apparition ) sa stature est déjà celle d'un jeune adulte ayant la vaillance d'un lion. 

Ce sont donc en référence à la tradition antique, des demi-dieux. Rien ne leur est impossible ! 

 

Tahmineh a désiré ce fils et en a elle même choisi le père auquel elle reste fidèle en dépit de l'éloignement car ces êtres souvent furieux ont l'esprit noble. Ils sont imprégnés de la valeur de leurs ancêtres et fiers de leur ressembler. 

 

Sohrâb partait en guerre avec l'intention d'offrir un empire à son père quand il l'aurait retrouvé mais c'est la mort qui sera au rendez-vous, donnée de la main même de celui qu'il voulait combler car les dieux en ont décidé ainsi. 

 

La Compagnie du Lierre encore nomade hélas, que nous retrouvons ici avec bonheur est constituée d'artistes complets maîtrisant en plus du jeu bien sûr, le chant scénique ainsi que les arts martiaux et pratiquent résolument l'incarnation des personnages.

 

Une fois de plus, ils nous conduisent en un autre univers par le biais d'un théâtre épique à l'indéniable efficacité qui nous transporte autant qu'elle les transcende.

 

Et puisque une nouvelle équipe vient d'être nommée au Ministère de la Culture, souhaitons qu'elle ne soit pas aussi sourde que la précédente et leur accorde un écrin digne d'eux. Tous nos voeux les accompagnent.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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20:28 Publié dans THEATRE | Lien permanent