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18/05/2012

Amphitryon 38 de Jean Giraudoux

Amphitryon-h.jpgTHEATRE du NORD-OUEST

13, rue du faubourg Montmartre

75009 PARIS


(M° Grands Boulervards)


Loc. 01 47 70 32 75


www.theatredunordouest.com

 

Mise en scène de Nathalie Hamel, assistée de Laurent Brusset.


Décor et costumes : Nathalie Hamel


avec : Laurent Brusset (Amphitryon/Jupiter) - Anne Brégégère (Alcmène) - Alexandre Varnière (Mercure/Sosie) - Esther Ségal (Léda) - Christelle Grzes (Eclissé) - Béatrice Mandelbrot (Le Trompette) - Eric Veiga (Le Guerrier)



 

Hommes ! ... grands tueurs de dieux que, finalement ils réduisirent à un seul - pour mieux l'épingler - mais c'est une autre histoire … Revenons à Jupiter qui, comme chacun sait, inventa l'ascenseur pour son usage personnel et qu'il utilisa fréquemment.

 

Alcmène est une bonne épouse, replète et sans grande imagination. 

Son Amphitryon lui suffit, ce qui bien entendu irrite fort le roi des dieux qui se prend pour Don Juan. 

 

Le rusé Mercure jouera avec son maître les transformistes afin qu'Hercule puisse avoir une chance de naître ... Cette histoire nous est narrée ici pour la 38ème fois et la liste n'est pas exhaustive. 

 

Gageons que le parisien de 1929 qui connaissait encore son Molière sur le bout des doigts dut s'écrier avec jubilation, le soir de la première,

 

-  " comme avec irrévérence parle des dieux ce maraud ! "

 

Et oui, la mythologie une fois de plus, renaissait de ses cendres …

 

Or, tout comme Zeus adorait descendre parmi nous, auteurs et interprètes aiment réduire les personnages à leurs propres dimensions. C'est ainsi que Jupiter-Amphitryon affiche ici la rusticité d'un membre de l' U.C.H.V. (côté camions) tandis que sa jeune épouse (charmante au demeurant) semble tout droit sortie de Desperate Housewives (culture télévisuelle, quand tu nous tiens !)

 

Ce Sosie-Mercure est moins facétieux que son ancêtre moliéresque et c'est peut-être dommage ? … Une mention spéciale pour la comédienne qui joue Léda, dont la beauté et l'élégance faisaient regretter que ce lourdaud de Jupiter ne lui prêtât pas plus d'attention. 

 

Cette pièce est jouée dans la salle Economidès (la bien nommée) dont l'austérité est ici compensée par un ajout de voiles ensoleillés qui tranchent agréablement sur la noirceur du lieu. Idée que l'on doit à Nathalie Hamel qu'il faut saluer au passage. 

 

Le texte est savoureux, répliques et réflexions portant sur le mariage font glousser d'aise plus d'un spectateur. Bref et en dépit d'une distribution parfois approximative, on passe là, un excellent moment en se disant que finalement, Giraudoux n'a pas vieilli autant que l'on pouvait le craindre.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

Amphi-38.jpg


14:08 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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