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05/05/2012

Le balai de fer de Karen A. Simonian

balai-fer.jpg


THEATRE DU NORD-OUEST

13, rue du fbg. Montmartre

75009 PARIS


(M° Grands Boulevards)


loc. 01 47 70 32 75


www.TheatreDuNordOuest.com


(à consulter pour connaître les jours & heures des représentations)

 

Mise en scène : Lilit Simonian

avec : Bernard Lefèbvre.

 

Bruitage infernal, lequel viendra meubler l'espace ponctuellement.

Un homme seul, se détache dans l'obscurité. Il s'adresse à un interlocuteur qui restera invisible. Nous allons rapidement comprendre que le visiteur a voulu précipiter les choses car il ne pouvait plus supporter de vivre dans l'angoisse. 

Il s'agit d'un arménien vivant dans la Russie soviétique et il vient de prendre la décision de se rendre de son plein gré dans les bureaux du K.G.B. car autour de lui les gens sont arrêtés, puis disparaissent ...

Et il est là, dans la lumière aveuglante d'une lampe braquée sur lui.

" Les aveux ne se livrent pas debout " ... suggérera t-il, sans succès.

En ces années là, une traque impitoyable avait lieu en direction de ceux qui étaient considérés comme " les ennemis du peuple " et il suffisait de très peu de choses pour se voir attribuer ce qualificatif. Un simple mot comme celui de Dieu qui a échappé au détour d'une phrase, pouvait déclencher la catastrophe.

Ambiguïté de la démarche ... car on hésite a conclure si cette dernière est héroïque ou fut inspirée par une sorte de veulerie. Il est difficile de juger quand on est à l'abri de l'oppression, quand on ne l'a pas connue. Or ces êtres vivaient avec la peur au ventre et ce faisant, la paranoïa était devenue une seconde nature. 

Pour cette fois, l'homme sera relâché mais restera sous surveillance ... 

Ses conversations téléphoniques sont rigoureusement écoutées. Aucune intimité n'est possible.

A peu de temps de là, des bruits sourds seront cognés à sa porte et là, il ne se retrouvera pas dans les locaux de la police de son plein gré. Puis, viendront les méthodes habituelles ...

Le comédien prend ce texte à bras le corps, le porte de toute l'intensité vocale dont il est capable et le public qui ne peut même plus être incrédule après tout ce qui a été dit sur cette administration soviétique, écoute effaré en se disant,

- quelle chance fut la nôtre, de ne pas avoir vécu cela ! 

Vous l'avez compris, ce n'est pas un spectacle facile mais il convient de s'y arrêter sachant que l'Histoire a la fâcheuse habitude de se répéter au fil des siècles.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

 

 

 

21:12 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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