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30/04/2012

Tonycello, chansons pauvres à rimes riches !

Tonycello-h.jpgAKTEON THEATRE

11, rue du Général Blaise

75011 PARIS


(M° St-Ambroise)


Loc. 01 43 38 74 62

www.akteon.fr


chaque samedi et dimanche à 18h.

(relâche les 12 & 13 mai)


jusqu'au : 1er Juillet 2012

 

Un spectacle humoristico-violoncellistique conçu et interprété par Antoine Payen

Conseiller artistique : Marie Liagre.


Entrée fracassante ! ... 

Très rapidement, on constate que ce musicien-interprète (clown aussi) a le don de rendre actuelles les plus vieilles chansons. Pour nous le prouver il n' hésitera pas à remettre au goût du jour un tube de 1897. ( Fragson en frétille d'aise dans sa tombe.)

Tout cela sans avoir l'air d'y toucher alors que ... croyez-moi, il y touche un peu à son violoncelle ( ! ) même s'il le traite parfois comme une vulgaire guitare. Cette démarche lui permettra de rendre un hommage appuyé à Bobby Lapointe par le biais de " La leçon de guitare sommaire." Il fallait y penser ...

Ce virtuose de l'instrument à cordes nous prouvera du même coup qu'il n'en a pas qu'une seule à son arc, en collectionnant les contrepèteries ludiques et souvent salaces, qui feront s'esclaffer les spectateurs et glousser leurs compagnes. Comme j'étais seule, j'ai cumulé les fonctions. 

Du talent, ce jeune artiste en a, à revendre ! ... Son humour un tantinet potache n'a d'égal que sa fausse maladresse, dont il joue à un rythme haletant.

Si vous avez besoin de vous dérouiller les zygomatiques, ruez-vous à l'Aktéon, le succès de l'entreprise est garanti.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

Tony-guitare.jpg


15:19 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

La guerre n'a pas un visage de femme d'après le récit de Svetlana Alexievitch


laguerrebleue.jpgTHEATRE GUICHET MONTPARNASSE

15, rue du Maine

75014 PARIS


(M° Montparnasse, Edgar Quinet, Gaité)


Réservations : 01 43 27 88 61


Chaque mercredi & vendredi à 19 h.



jusqu'au : 15 Juin 2012


Texte librement adapté, mis en scène et interprété par Cécile CANAL



Aide à la direction d'acteur, Patrick FORIAN


" La guerre n'a pas un visage de femme "

Edition originale, Presse de la Renaissance 2004, J'ai lu : 2005


 

Au début, une voix off commente en russe.

Ceux qui ne comprennent pas ( j'imagine que nous sommes nombreux ) se laissent porter par la musicalité de la langue. C'était l'époque des engagés volontaires. Certains étaient encore des enfants et trichaient sur leur âge afin d'être acceptés. Il est vrai que les circonstances faisaient que leurs interlocuteurs n'étaient pas trop regardants. il y eut des femmes ou plutôt des adolescentes dans le nombre. " A la guerre comme à la guerre " a t-on coutume de dire ... 

La comédienne est seule en scène, et n'a pour l'accompagner que ces voix off ou ces bruitages venant ponctuer son récit fait de témoignages car elle sera une enfant jetée dans la tempête, déguisée en homme par commodité, sans nul souci d'élégance bien sûr et apprendra la vie en contemplant la mort. 

A 16 ans, son personnage connaîtra la peur, la faim et le froid dans ce combat que les russes envahis menèrent contre ceux que l'on désignait en Europe sous le terme de boches. Nos grands-parents n'ont jamais employé une autre expression pour parler des allemands puisque certains ont traversé deux guerres avec cet ennemi en face. Les conflits n'étaient pas encore complètement mécanisés et la présence des chevaux quand on les connaissaient était rassurante mais parfois, il fallait en sacrifier un tout simplement pour manger. 

Au dessus, les avions et une défense antiaérienne devait alors fatalement s'organiser. Notre héroïne en fit partie. 

Cécile Canal nous décrit la Volga rouge de sang, et tout ce que l'on nomme " les horreurs de la guerre " (ce n'est pas un vain mot) 

A 500 mètres de là, les tranchées ennemies. Seule femme parmi les hommes entassés dans un gourbi de 6m2, on imagine ce que fut son existence ...

Les évocations sont ponctuées par des noirs lui permettant de modifier imperceptiblement son aspect physique mais de façon suffisamment convaincante.

Le rythme ne faiblit jamais. Certes, les personnages de vieilles femmes sont un peu caricaturaux mais nous savons que la réalité est parfois plus terrible que le théâtre et puis il y a cette démarche claudicante mais on ne sort pas intact d'une guerre et celle là fut terrible !  Nous, spectateurs ressortons du Guichet avec à l'esprit un " plus jamais ça " mais avec d'autant plus de conviction que ce serait mille fois plus terrible maintenant et on se dit que décidément, les pacifistes n'ont pas assez de pouvoir en ce monde. Donc, à voir, absolument ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

Madone.jpg


10:22 Publié dans THEATRE | Lien permanent

23/04/2012

Y'en a que ça emmerde qu'il y a des gens de Courbevoie ... ?

Célin1.jpgThéâtre Aire Falguière

55, rue de la Procession

75015 PARIS


(M° Volontaires ou Pasteur)


Loc. 01 56 58 02 32

Pl. 20€ - T.R. 10 à 15€


les mardi, vendredi à 21h.

dimanche à 15h.30


D'après les derniers romans et entretiens de Louis-Ferinand Céline


avec : Stanislas de la Tousche

Mise en scène : Géraud Bénech.

 

Bruits nocturnes de la forêt africaine que le Dr Destouches connaissait bien puisqu'il y séjourna à diverses reprises ... Grâce à Stanislas de la Touche (une seule mais il l'a peaufine ...) Céline est ressuscité. Le clochard sublime comme il me plaît à le surnommer est là, sous nos yeux avec ses envolées revendicatrices, ses dénonciations lyriques, aussi partisanes que dévastatrices. 

Cet anar' impénitent au comportement compulsif mais au génie indéniable refait son apparition par le biais d'une incarnation hallucinante. D'évidence, le comédien est hanté par le personnage qu'il investit corps et âme. Même apparence physique, même voix, même rythme saccadé, tantôt à peine audible et parfois tonitruant. " Je ne mens jamais, je ne triche jamais " disait-il. 

C'était hélas vrai puisque celui qui disait toujours ce qu'il pensait au mépris des conséquences était bien trop entier pour avoir toujours raison. 

Les excès, certes - ne lui faisaient pas peur, bien au contraire, il en tirait un plaisir jubilatoire et depuis Voltaire aucun écrivain n'avait à ce point aimé déranger le lecteur. Cela ne lui suffisait pas car Céline inventa littéralement un style : il faisait entrer le langage parlé en écriture mais avec une recherche qui excluait tout plagiat car Louis- Ferdinand Céline est et restera inimitable. 

Ses détracteurs s'en réjouiront bien sûr mais son oeuvre perdurera, inclassable, à jamais. Vite ! allez assister à ce moment phénoménal, du reste le soir où j'y étais la salle était pleine à craquer, preuve que le bouche à oreille n'est pas une vaine formule.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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16:17 Publié dans THEATRE | Lien permanent