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23/02/2012

L'or, d'après Blaise Cendrars

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THEATRE LA BRUYERE

5, rue La Bruyère

75009 PARIS


(M° St-Georges)

loc. 01 48 74 76 99


A 16 h. le dimanche

& 20h.30 le lundi.


Relâche les 26, 27 février, 25, 26 mars 2012


Mise en scène Xavier Simonin

Collaboration artistique : Jean-Paul Tribout

musique : Jean-Jacques Milteau


avec Xavier Simonin et Jean-Jacques Milteau


 

Sans Blaise Cendrars, il y a fort à parier que le général Suter ne serait pas parvenu jusqu’à nos mémoires avec une aussi flamboyante notoriété. 

Ce suisse-allemand quittera femme et enfants à l'âge de 31 ans pour vivre SA grande aventure en découvrant la Californie . Cela ne suffit néanmoins pas à sa satisfaction et son orgueil, animé par une volonté dévastatrice l’amènera à devenir le plus grand propriétaire terrien, allant jusqu’à baptiser l’Etat du nom de Nouvelle Helvétie.

Cette fulgurante destinée est illustrée et figurée  avec talent par Xavier Simonin qui déploie fougue et énergie à rendre son personnage . En indispensable contrepoint, Jean-Jacques Milteau assure la partie musicale : ses harmonicas restituent parfaitement l'atmosphère de ce grand Ouest américain, ou du moins l’image que les films de western holllywoodiens nous en ont donnée. L’effet joue pleinement.

Comédien et musicien se donnent ainsi la réplique en une symbiose parfaite.

La scénographie est sobre, voire minimale ; alors pourquoi ai-je été dérangée par ce micro à pied que le narrateur utilise ponctuellement et dont pourtant il semble n’avoir nul besoin ?

On se laisse porter par l’enthousiasme sans pareil de ce spectacle et ce microphone, objet métallique, s'interpose  comme pour sembler vouloir nous rappeler que nous sommes bien face à une scène de théâtre, et non dans le grand Ouest  où la magie opérant, sans avoir emprunté de machine à remonter le temps, nous pensions être arrivés, nouveaux pionniers d’un voyage spatio-temporel.

A cette réserve près, ne boudons pas notre plaisir et laissons nous guider par ce qui nous est permis de voir et entendre car l'un et l'autre des personnages en scène font plus que mériter le déplacement.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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photos : Pierre François. 

15:55 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

17/02/2012

L'Italienne d'Eric Assous

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Le Funambule

53, Rue des Saules

75018 PARIS

 

(M° Lamarck-Caulaincourt)

 

loc. 01 42 23 88 83

 

Du mercredi au dimanche à 20h.

 

Mise en scène : David Garcia

 

avec Astrid Pinker et Eric Rolland.

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A l'écoute de cette pièce le spectateur est rapidement convaincu du fait que l'auteur (Eric Assous) sait de quoi il parle tant sur le plan professionnel que sentimental car il est des accents qui ne trompent pas.

 

Le personnage masculin avouera du reste s'être livré à une sorte d'autothérapie en écrivant cette pièce - théâtre dans le théâtre - mais ce que ce même personnage n'avait pas prévu (entendez Franck et non Eric)  est ce qui va s'ensuivre ...

 

Démarrage sur les chapeaux de roues avec une scène de rupture ce qui amuse toujours quand on n'est pas directement concerné (et puis, au bout de 5 ans de vie commune cette perspective n'est jamais à exclure.) 

 

Franck est donc auteur, metteur en scène et interprète en application du fameux adage qui veut que l'on ne soit jamais mieux servi que par soi-même. Il vient juste de dénicher une jeune comédienne censée incarner la femme qui dans la vie vient de le laisser choir et histoire de pimenter l'action celle qui vient d'arriver a vingt ans de moins que lui. Naïve, pas très expérimentée mais prompte à la répartie et affectant de ne pas avoir froid aux yeux ! 

 

Que croyez vous qu'il puisse alors advenir ? ...

 

Le spectateur se perd un peu entre les échanges réels et ce qui est censé être une répétition de scène en préparation. Les ruptures vont donc se multiplier et le petit jeu " cours après moi que je t'attrape " se mettre en place. Plus du côté de la comédienne que de l'auteur-interprète, il faut bien le reconnaître. 

 

Je ne vous dirai pas comment tout cela va se terminer puisque la découverte vous appartient. Astrid Pinker est piquante à souhait quant à Eric Polland ce dernier joue subtilement des nuances, peut-être un peu trop car un auteur-metteur-en scène-interprète peut-il faire figure d'introverti ? ... Disons que c'est alors l'exception qui confirme la règle.

 

Cela dit, on passe un excellent moment avec ces deux là et je ne saurais trop vous conseiller d'aller les applaudir.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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( photos : Christophe Chatton )

16:58 Publié dans THEATRE | Lien permanent

16/02/2012

7 jours 7 vies, écrit et interprété par Jacques Vergès

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THEATRE RIVE GAUCHE

6, rue de la Gaité

75014 PARIS


(M° Montparnasse, Edgar Quinet) 

Loc. 0 899 15 2000*

www.edgar.fr


Pl. 25€, Collect. 20€

Etudiants 12,50 - de 26 ans 10€ le lundi.

veilles & jours de fête : PLEIN TARIF


CREATION Jusqu'au 31 MARS 2012 -


chaque dimanche à 18h

et lundi à 20h.


"  Le coeur humain a aussi ses antipodes, il peut y faire jour et nuit en même temps "

 

Seul en scène, face à nous : assis (ce qui est une attitude paradoxale pour cet homme d'action) la volute d'un cigare s'élevant dans la lumière des projecteurs, Jacques Vergès est là. 

 

Cette légende vivante, cet avocat tant décrié, qui est et restera une énigme en dépit de toutes ses explications, établit un climat de confidences, nous raconte sa vie atypique par le biais de souvenirs ...

 

Passé un certain cap , nous voyons les êtres disparaître un à un mais lui n'a pas attendu cet âge là puisqu'engagé volontaire à 18 ans (à peine) son flirt avec la mort sera sinon permanent, du moins assez fréquent. 

 

Volontiers aventurier, (le terme n'a ici rien de péjoratif) son besoin de comprendre, de sonder l'âme humaine aurait pu faire de lui un psychanalyste mais la démarche n'eut alors comporté aucun risque et notre homme avait sans nul doute besoin de cette drogue qui se nomme adrénaline mais pas seulement.

 

Ce fils d'une vietnamienne et d'un réunionnais s'est juré de " ne courber la tête devant personne " tout en cultivant jalousement le mépris de l'argent en des temps où ce dernier fait et défait le monde.

 

La guerre il est vrai, révèle souvent les êtres à eux-mêmes car il n'y a alors pas d'autre alternative que celle qui consiste à agir ou bien faire le dos rond et attendre que cela passe ce qui n'était pas son style, bien au contraire ! 

 

Aucun conflit, surtout s'il est entaché de colonialisme, ne le laissera indifférent.

 

Cet homme engagé devra, on le comprend jouer au chat et à la souris avec ceux que sa quête dérange. C'est même ainsi que des années plus tard, il rencontrera celui qui aurait du être son tueur …

 

Ce destin hors normes (mais après tout, les hommes n'ont que ce qu'ils méritent) le fera rencontrer Mao, Che Guevara, Malcolm X, Mandela et bien d'autres … et si vous voulez en savoir plus, il ne suffit que de prendre le chemin qui mène au théâtre.


Or, même là, gageons que votre curiosité restera inassouvie car en dépit de tout ce que vous aurez entendu, l'homme conservera son mystère et la tête pleine d'images vous repartirez en vous posant un tas de questions ...


Que rêver de mieux, dites-moi ? ...

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

 

 

 

 

 

16:37 Publié dans THEATRE | Lien permanent