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08/02/2012

Frédérique, hôtesse de caisse de Claude Theil

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GUICHET MONTPARNASSE

15, rue du Maine

75014 PARIS

(M° Montparnasse-Bienvenue)


loc. 01 43 27 88 61

pl. 18€ - T.R. 13€


Mercredi et Vendredi à 19h,


jusqu'au : 13 AVRIL 2012

 

Mise en scène : Karim Hammiche

avec Véronique Hulin


 

Même si nous allons plusieurs fois par semaine dans la supérette de notre quartier, prêtons nous suffisamment attention aux hôtesses de caisse ? 

La plupart d'entre nous ont leur vendeuse attitrée car ce sont des femmes les trois quarts du temps mais à part " bonjour, merci et au revoir " la conversation s'arrête là. Et pourtant ... il y a bien derrière ces visages et ces voix des êtres faits de chair et de sang, avec des sentiments comme tout un chacun. 

Si par hasard nous les croisons dans la rue, éprouverons nous le besoin de leur faire savoir que nous les avons reconnues en les gratifiant d'un petit sourire complice, voire de quelques mots ? Je ne le parierais pas. 

Frédérique est l'une d'elles; trentenaire enjouée en dépit de ses problèmes et de la place toute relative que la société a bien voulu lui accorder.

A la question que certains ont l'habitude de poser, " qu'est-ce que vous faites dans la vie ? " Répondre : " je suis caissière dans un super-marché " n'est certes pas très valorisant. Et pourtant comme disait ma grand-mère," il n'y a pas de sots métiers, seulement de sottes gens. "  

Or à force d'être en contact (même rapide) avec les autres, un sens de l'observation se forge peu à peu. Gageons que nos psychologues qui monnaient leurs services aussi chèrement n'ont pas cette expérience ! 

Pour évoquer l'existence de " ces petits, ces obscurs, ces sans-grades " Claude Theil n'a  pas le verbe subversif d'un Dario Fo et pourtant tout est dit en filigrane ... Frédérique n'est pas une révoltée, encore moins une syndicaliste, son moteur c'est l'espoir et elle entretient son optimisme par le biais de films qu'elle parvient à voir grâce ou à cause de ses horaires fractionnés.

La comédienne nous fait participer à cela simplement, sans esbroufe d'un ton tout naturel et gageons que ceux qui sont venus la voir et l'entendre ne regarderont plus celle qui les approvisionne discrètement de la même façon.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

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15:46 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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