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31/01/2012

Richard III n'aura pas lieu ou scènes de la vie de Meyerhold, tragédie dramatiquement drôle de Matéi Visniec

THEATRE 13-Jardin

103A, boulevard Auguste Blanqui

75013 PARIS

(M° Glacière)

loc. 01 45 88 62 22

Pl. 24€ - TR : 16€

Mardi, jeudi et samedi à 19h.30

Mercredi, vendredi à 20h.30

Dimanche à 15h.30 -

Mise en scène : David Sztulman

Avec, Ludovic Adamcik, Audrey Beaulieu, Natacha Bordaz, Samuel Bousbib ou Raphaël Hadida, Liina Brunelle, Angélique Deheunynck, Pierrick Dupy, André-Xavier Fougerat, Nicolas Hanny, Yves Jégo, Eliott Lerner, Pierre Maurice, Laëtitia Méric, Tchavdar Penchev et Patrick Piard.

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En règle générale et ce, même si la distribution n'est pas absolument identique, plusieurs années après, j'évite de revoir une pièce tout d'abord parce que l'effet de surprise n'existe plus et que même si on croit avoir oublié, notre subconscient lui, a enregistré à notre insu. 

J'ai donc un peu hésité avant d'aller revoir ce " RICHARD III n'aura pas lieu "  mais la tentation fut la plus forte et je ne regrette nullement de l'avoir revu ! 

Matteï Visniec a voulu rendre hommage à Meyerhold qui lui aussi et encore plus cruellement que notre auteur, eut maille à partir avec le régime en place. Or il n'existe pas un mode d'expression plus apte que le théâtre à dénoncer les injustices de ce monde. C'est même presque un devoir lequel bien entendu ne va pas sans un certain nombre de risques ... 

Utiliser le passé pour éclairer le présent est une formule qui fut souvent employée mais ne met pas à l'abri des conséquences pour autant. Même la farce qui est censée protéger ceux qui l'utilisent peut voler en éclats face à un régime autoritaire. J'ignore le nombre de représentations portées à l'acquis de toute l'équipe théâtrale mais il est évident que chaque interprète est absolument à l'aise dans son rôle, l'ayant parfaitement intégré et même plus ...

Certains dénonceront peut-être quelques outrances or n'oublions pas que nous investissons en quelque sorte le cerveau de Meyerhold durant son sommeil et chacun sait que par le biais du rêve,  les situations les plus loufoques, les plus excessives sont envisageables. 

C'est donc à un excellent moment théâtral auquel vous êtes conviés et il vous reste encore jusqu'au 12 février pour cela. Ne laissez surtout pas passer cette date ! 

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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 voir également dans Archives au : 29-10-2008 ... 

15:42 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Orgasme adulte échappé du zoo : Dario Fo - Franca Rame

lunettes.jpgTHEATRE du TEMPS

9, rue du Morvan

75011 PARIS

M° Voltaire

loc. 01 43 55 10 88

www.theatredutemps.fr

Pl. 16, 12, 8€ 

vendredi & samedi à 20h.30

dimanche à 17H

Mise en scène : Barbara Gauvain

avec Aurélie Normandon et Hélène Rossignol.

Durée du spectacle : 1h.15

 

Comme d'habitude, Dario Fo n'y va pas avec le dos de la cuillère ...

Dénoncer le sort fait aux femmes dans nos sociétés dites civilisées, l'intention était louable. C'est ici la forme qui l'est moins. Tout d'abord, je fais partie de ceux qui disent que les monologues, ce n'est pas du théâtre. C'est en réalité une prestation plus ou moins réussie. Une sorte de " je-te-tiens,tu-me-tiens-par-la-barbichette " qui se joue entre l'acteur et le public. A la moindre défaillance, tout s'écroule. Ces femmes vivant recluses (même quand elles sortent) un décor composé de boîtes s'imposait allez-vous dire ? Le problème est que ce n'est pas très esthétique et puis une boîte reste une boîte, qu'elle soit ouverte ou fermée.

Passons à l'interprétation maintenant. Plus les mots sont crus et plus le jeu doit être subtil sinon la surenchère devient insupportable. C'est exactement ce qui advint.

Les deux comédiennes nous balancent le texte à la figure, pire nous l'assènent et nous croulons sous cette avalanche de mots  prononcés sans subtilité aucune.

Agitation compulsive, texte hurlé, jeu extérieur, le résultat est fatiguant et pas drôle du tout.

Maintenant si la vulgarité ne vous rebute pas, mieux,vous amuse, allez-y, vous ne serez pas déçus.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

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(photos : B.Fortrye)

14:07 Publié dans THEATRE | Lien permanent

25/01/2012

ROSE de Martin Sherman

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LA PEPINIERE THEATRE

7, rue Louis Le Grand

75002 PARIS

(M° Opéra)

loc. 01 42 61 44 16

Pl. Tarif unique : 32€

& 12€ pour les moins de 26 ans.

A partir du 10 Janvier 2012,

Du mardi au samedi à 19h.

matinée le dimanche à 15h.

Traduction : Perrine Moran et Laurent Sillan,

Mise en scène : Thierry Harcourt.

avec Judith Magre.

 

Une dame juive raconte ce que fut sa vie ...

Le récit commence en coup de poing : scène évoquant une petite fille de 9 ans qui meurt en riant à l'idée d'une pensée qui lui traverse l'esprit tandis que dans le même temps, elle réceptionne une balle en pleine tête ! 

Les digressions se multiplient avec l'âge et la narratrice passe allègrement et non sans malice, de la Shiv'ah juive au dieu hindou du même nom. Il s'ensuivra de multiples réflexions sur la vie (forcément) sur ce peuple qui ne connaît pas le repos, alors ... le Paradis et l' Enfer, c'est ici et maintenant, ce qui explique beaucoup de choses sans pour autant les justifier. 

Quand on s'assied sur un banc et qu'il n'y a pas grand chose à voir, il est logique d'évoquer le passé et la mémoire galope en sa direction. Les souvenirs deviennent alors d'une redoutable précision et la ronde peut commencer ...

 Les habitations anciennes se reconstruisent et les morts ressuscitent tandis que la sacro-sainte-famille-juive revient. Portrait de la mère, puis du père et des circonstances burlesques de sa disparition car l'humour se défie du malheur (logique, puisqu'il en est issu). Pour quelqu'un (e) ayant soif de connaissances, la simple vue d'un étal de fruits peut déclencher le début d'un exercice de littérature ... Il en est ainsi quand on tombe amoureuse des mots. C'est ce qui advint à notre héroïne laquelle avait pourtant de l'amour pour les réalités, le nombre d'hommes évoqués tout au long de son récit étant là pour en témoigner. 

Thierry Harcourt fut inspiré en proposant ce texte à Judith Magre car si nombreux soient-ils, quand elle évoque les personnages, ces derniers prennent vie sous nos yeux. On pourrait presque les toucher. Histoire d'amours, histoires de sexe, ce sont parfois les mêmes et certaines ne s'oublient pas. Après la Diaspora, la Terre Promise ! Il est humain de s'accrocher désespérément à ce qui jadis, fit défaut. 

" Je ne me rappelle pas le ghetto " dit-elle. 

Grâce à Dieu (?) notre mémoire est sélective. On prétend que sur le point de mourir, toute notre existence défile sous nos yeux à la vitesse grand V. Certaines vies sont plus riches en péripéties que d'autres et paradoxalement ce sont rarement les plus heureuses mais au moins, il s'est passé quelque chose ce qui console de bien des aléas.

Comme le récit est foisonnant, il convient d'aller le voir et entendre véhiculé par cette interprète qui, à elle seule vaut le déplacement. Par conséquent, allez-y car je ne saurais en dire plus afin de ne pas vous priver du plaisir de la découverte.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

judith-M.jpg

Photo : Agence Bestimage.

16:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent