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25/01/2012

ROSE de Martin Sherman

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LA PEPINIERE THEATRE

7, rue Louis Le Grand

75002 PARIS

(M° Opéra)

loc. 01 42 61 44 16

Pl. Tarif unique : 32€

& 12€ pour les moins de 26 ans.

A partir du 10 Janvier 2012,

Du mardi au samedi à 19h.

matinée le dimanche à 15h.

Traduction : Perrine Moran et Laurent Sillan,

Mise en scène : Thierry Harcourt.

avec Judith Magre.

 

Une dame juive raconte ce que fut sa vie ...

Le récit commence en coup de poing : scène évoquant une petite fille de 9 ans qui meurt en riant à l'idée d'une pensée qui lui traverse l'esprit tandis que dans le même temps, elle réceptionne une balle en pleine tête ! 

Les digressions se multiplient avec l'âge et la narratrice passe allègrement et non sans malice, de la Shiv'ah juive au dieu hindou du même nom. Il s'ensuivra de multiples réflexions sur la vie (forcément) sur ce peuple qui ne connaît pas le repos, alors ... le Paradis et l' Enfer, c'est ici et maintenant, ce qui explique beaucoup de choses sans pour autant les justifier. 

Quand on s'assied sur un banc et qu'il n'y a pas grand chose à voir, il est logique d'évoquer le passé et la mémoire galope en sa direction. Les souvenirs deviennent alors d'une redoutable précision et la ronde peut commencer ...

 Les habitations anciennes se reconstruisent et les morts ressuscitent tandis que la sacro-sainte-famille-juive revient. Portrait de la mère, puis du père et des circonstances burlesques de sa disparition car l'humour se défie du malheur (logique, puisqu'il en est issu). Pour quelqu'un (e) ayant soif de connaissances, la simple vue d'un étal de fruits peut déclencher le début d'un exercice de littérature ... Il en est ainsi quand on tombe amoureuse des mots. C'est ce qui advint à notre héroïne laquelle avait pourtant de l'amour pour les réalités, le nombre d'hommes évoqués tout au long de son récit étant là pour en témoigner. 

Thierry Harcourt fut inspiré en proposant ce texte à Judith Magre car si nombreux soient-ils, quand elle évoque les personnages, ces derniers prennent vie sous nos yeux. On pourrait presque les toucher. Histoire d'amours, histoires de sexe, ce sont parfois les mêmes et certaines ne s'oublient pas. Après la Diaspora, la Terre Promise ! Il est humain de s'accrocher désespérément à ce qui jadis, fit défaut. 

" Je ne me rappelle pas le ghetto " dit-elle. 

Grâce à Dieu (?) notre mémoire est sélective. On prétend que sur le point de mourir, toute notre existence défile sous nos yeux à la vitesse grand V. Certaines vies sont plus riches en péripéties que d'autres et paradoxalement ce sont rarement les plus heureuses mais au moins, il s'est passé quelque chose ce qui console de bien des aléas.

Comme le récit est foisonnant, il convient d'aller le voir et entendre véhiculé par cette interprète qui, à elle seule vaut le déplacement. Par conséquent, allez-y car je ne saurais en dire plus afin de ne pas vous priver du plaisir de la découverte.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

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Photo : Agence Bestimage.

16:25 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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