Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/01/2012

Clients, intégrale de Carnet de bal d'une courtisane de Grisélidis Réal.

Clients.pngPARIS VILLETTE

211, avenue Jean Jaurès

Parc de la Villette

75019 PARIS

(M° Pte de Pantin) 

Loc. 01 40 03 72 23

www.theatre-paris-villette.com

Pl. 23€ T.R. 10 & 16€

Du 3 au 21 JANVIER 2012

 

Mise en scène et interprétation, Clotilde Ramondou

Direction musicale, Jean-Christophe Marti.

 

" La chair est triste " commentait l'homme en robe dans la pénombre, l'oreille collée à la fenêtre grillagée. Force est de reconnaître que l'amour sans l'amour débouche sur une démarche bancale et forcément répétitive en fonction de l'illusion vouée par avance à l'échec.

Le spectacle (peut-on parler d'une pièce ?) se déroule un peu à la façon d'un film porno - heureusement, il ne s'agit que d'entendre et non de voir - la curiosité du public est donc titillée pendant dix minutes, puis tout se répète en boucle jusqu'à vingt et au delà il n'y a plus que l'ennui, l'action surtout sexuelle ayant ses limites. 

Après les cuisses, une femme ouvre les pages de son carnet noir dans lequel elle répertorie ses clients et les petites manies et insuffisances de chacun. 

Mendiant de l'amour, savais-tu que tu pouvais être identifié et en plus, tu as payé pour cette rencontre discrète ? ...

La comédienne tout d'abord seule en scène, distille ses confidences et le spectateur encore inassouvi retient son souffle, ose à peine accuser réception des touches d'humour relevées çà et là. Allons, soyons honnêtes : durant les 15 premières minutes, on entendrait voler une mouche.

Rapidement une réflexion s'impose : ces clients de passage sont décidément bien imprudents car peu exigent un préservatif. Enumération de tous les trous en instance de cheville ... Puis, facétie de la mise en scène sans doute (?) car une dizaine d'hommes quitte alors les rangs du public pour rejoindre le plateau et le dérisoire se transcende aux accents de Schubert. Voix mâles a capella. Leurs interventions resteront les meilleurs moments de ces presque deux longues heures ... (1h.40 en réalité) 

Brusquement, pleins feux, la comédienne se rapproche des spectateurs et revendique son rôle dans la salle. Nouveau chapelet de descriptions crues et précises dont je vous ferai grâce ...  Question : peut-on intellectualiser le sexe en se limitant à lui ? Grisélidis Réal a bien existé et le savoir fait mal. On peut lire ce qu'elle a écrit dans la collection Verticales (ô ironie !) des Editions Gallimard tant il est vrai qu'à notre époque, on édite n'importe quoi.

Et puis comme dirait quelqu'un que je ne nommerai pas mais qui se reconnaîtra au passage, " à chacun son mauvais goût. "

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

 

16:53 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.