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09/09/2011

La femme qui frappe de Victor Haïm

 

la-femme.jpgCINE 13 THEATRE

1, avenue Junot

75018 PARIS

loc. 01 47 54 15 12

www.cine13-theatre.com

Pl. 20€ - T.R.15€ - 26ans, 12€

du 7 septembre au 15 octobre 2011

21h.30 du mercredi au samedi,

15h.30 le dimanche.

Mise en scène de l'auteur

(dont l'oeuvre fut saluée par le Grand Prix de l'Académie Française, le Molière du Meilleur Auteur, le Prix du Théâtre de la SACD et le Prix Plaisir du Théâtre) 

femme-qui-frappe.jpg

avec Marianne SOUMOY 

Voilà un titre de pièce qui frappe à coup sûr, à la porte de notre imagination ! 

" Mais sur quoi ou sur qui peut-elle bien frapper ? " me demandais-je en prenant le chemin qui mène au théâtre … Pour obtenir la réponse, il faudra emprunter la machine à remonter le temps et placer le mode de commande sur le chiffre : 1969. Pas tout à fait hier, par conséquent. D'autant qu'il y a belle lurette que les auteurs tapent leurs textes eux-mêmes mais pas tous, il est vrai ! … 

Rendons par conséquent hommage à ces indispensables auxiliaires,  galériennes  (ici, le terme au féminin se justifie) d'une écriture d'emprunt avec laquelle elles font corps le temps d'un manuscrit. 

Celle-ci de prime abord, paraît un peu nunuche, béate d'admiration pour ce grand homme à l'incontinence littéraire lequel va envahir tous ses instants, la privant de sommeil, lui laissant à peine le temps d'effectuer une pose tant les textes tombent comme à Gravelotte. 7012 pages, pensez-donc ! D'autant que ce n'est pas fini …

A force de s'épuiser sur le clavier, la jeune femme en arrive à activer la barre d'espacement à coups de menton !  " Enfoirée mondaine que je suis ! " s'auto-flagellera t-elle, en constatant à quel point elle s'est entichée du " Patron."

Quelques velléités de révolte surgiront encore de façon sporadique, lui permettant de parodier (à l'envers) la tirade des nez en une avalanche de revendications toutes plus critiques les unes que les autres. C'est que l'on a du courage quand l'oppresseur n'est pas là. Seulement son oeuvre est bien présente elle et aurait même tendance à faire des petits … A croire que depuis La Bible personne " n'a fait aussi long " -

Un cadavre dont nous n'apercevrons que les pieds symbolisera la création celle qui se régénère sans cesse (en théorie) mais je ne réponds pas du bien fondé de la métaphore aussi vous laisserai-je par conséquent découvrir la suite en vous incitant à vous rendre sur place.

 C'est le conte drolatique d'un auteur pléthorique qui se prend sans nul doute pour Balzac, que l'on devinera au téléphone et dont on ne verra que les kilomètres d'écrits.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

 

relax.jpg

 (photos : LFQF)

10:57 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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