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29/08/2011

DORIAN GRAY - Théâtre musical -

Wilde.jpgVINGTIEME THEATRE

7, Rue des Platrières

75020 PARIS

(M° Ménilmontant)

Loc. 01 43 66 01 13

du mercredi au samedi à 21h.30

le dimanche à 17h.30

 

d'après la version non censurée du roman d'Oscar WILDE " Le Portrait de Dorian Gray "

Livret et mise en scène : Thomas LE DOUAREC

Musique originale et direction musicale : Stefan CORBIN

avec Grégory BENCHENAFI, Gilles NICOLEAU, Laurent MAUREL, Caroline DEVISMES, Stefan CORBIN

 

Pour aborder ce thème dont le message peut-être assimilé à celui de Faust ou bien à celui du Festin de pierre ... Thomas le Douarec a choisi comme mode d'expression le théâtre musical. La démarche pourrait sembler réductrice puisque susceptible de casser l'intensité du drame or rassurez-vous, il n'en est rien.

La pièce commence en compagnie de Stefan Corbin qui chante en s'accompagnant au piano et donnera ainsi le " la " avant que nous plongions dans le brouillard de Londres, où erre sans doute encore le fantôme de Jack l'éventreur ?

Des personnages masqués vont et viennent dissimulés sous d'amples et sombres vêtements. Quand nous pénètrerons dans l'appartement-atelier de Basil Hallward la fantaisie colorée prendra sa revanche par le biais du vêtement de ce dernier porteur de kilt et catogan, fantaisie d'artiste sans doute pour ce londonien à la massive silhouette. Dorian posera en même tenue du reste. Mais l'influence pernicieuse est déjà sur place en la présence de Lord Wotton dit Harry, véritable réincarnation du célèbre Méphisto.  Harry et son cynisme qui ne tardera pas à s'emparer de l'esprit sans doute encore trop malléable de Dorian Gray, faisant peu à peu de ce jeune Narcisse un être froid, implacable bien que tourmenté. Les victimes tomberont alors une à une jusqu'au dénouement final. Le choix de cette formule musicale permet d'ajouter une envolée onirique à ce thème qui fut tant de fois abordé par le biais cinématographique.

Grégory Benchenafi a ici une forme de beauté qui n'est pas sans rappeler celle d'Helmut Berger ce qui correspond tout à fait à ce jeune dieu qui refuse le crépuscule. 

Caroline Devismes fait preuve ici d'une belle diversité puisque ce spectacle lui permet de nous présenter les facettes multiples de son talent. Tour à tour amusante, d'une fantaisie débridée, sensuelle, aristocrate et musicienne ce, par le biais de 4 rôles successifs où elle diffère chaque fois avec un sens du contraste parfaitement maîtrisé. 

Laurent Maurel a certes un peu dépassé l'âge du personnage prévu par Wilde mais Dorian aussi puisque dans le texte initial ce sont deux très jeunes gens; toutefois, pareil choix a le mérite de crédibiliser le cynisme de ce Lord conséquence d'un vécu qui ne s'invente pas.

Enfin, Gilles Nicoleau fait preuve d'une belle présence scénique tant sur le plan jeu que par l'ampleur de la voix pour la partie chantée. 

Signalons par ailleurs la beauté du " Libera me Domine " par lequel l'interprète de Dorian Gray change littéralement de tessiture par rapport aux autres airs et nous fait don alors d'une appréciable intensité.

A voir bien sûr, tant par amour pour le thème que pour découvrir cette musique originale de Stefan Corbin sans oublier les effets scéniques proposés par Thomas le Douarec. D'autant que ce portrait qui souffle, souffre puis chante constituait une démarche n'excluant pas le ridicule, conséquence que le metteur en scène a su éviter en se situant juste sur le fil du rasoir.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

11:15 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

25/08/2011

J'aimais tant ... J'aime les contradictions d'après la vie et l'oeuvre d'Egon Schiele

Théâtre des Deux Rêves

5, passage de Thionville

75019 PARIS

(M° Laumière ou Crimée)

Loc. 06 50 79 90 92

www.spectaclevivant.fr

Du 24 Août au 27 Août 2011 à 21h.30

 

Adaptation et mise en mouvements : Stéphanie Fumez

avec Eddy Wonka, Emmanuel Georges, Gladys Guilbaud.

E.Schiele.jpg

Spectacle pléthorique par excellence amenant le spectateur à crouler parfois sous le foisonnement d'idées. Stéphanie Fumex maîtrise parfaitement le sujet dont elle s'est emparée et nous le restitue en une sorte de feu d'artifice qui mériterait cependant d'être discipliné même si l'on a coutume d'affirmer qu'abondance de biens ne nuit pas. En fait la seule chose qui manque ici est un oeil extérieur, la direction d'acteurs m'ayant semblé quelque peu ...  Chacun semble faire ce qui lui plaît et nous assistons à un constant dérapage de voix, de gestes, l'ensemble étant surjoué en quasi permanence. En dépit de tout cela, il faut bien reconnaître que le résultat bénéficie de la qualité de ses défauts et qu'un énorme travail un peu foutraque certes mais réel, nous est ici présenté. Certains adoreront, d'autres friseront l'exaspération mais personne ne restera indifférent. Or n'est-ce pas le but de toute création ? A voir par conséquent, ne serait-ce que par curiosité.

 

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com 

12:02 Publié dans THEATRE | Lien permanent