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05/06/2011

Emilie du Châtelet : Discours sur le Bonheur.

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THEATRE du LUCERNAIRE

53, rue N.Dame des Champs

75006 PARIS

(M° N.D.des Champs)

Réserv. 01 45 44 57 34

www.lucernaire.fr

DU 25 MAI au 2 JUILLET 2011

du MARDI au SAMEDI à 18h.30

Mise en scène : Béata NILSKA

avec Edith VERNES et Sylvain BEGERT

 

" J'ai perdu un ami, un grand homme, qui n'avait que le défaut d'être une femme " (Voltaire à Frédéric II de Prusse, à la mort de Madame du Châtelet)

Chaque époque a les personnalités qu'elle mérite or l'autre " grand homme " de ce XVIIIème siècle, ne l'oublions pas, se nommait Catherine II, impératrice de toutes les Russies, preuve que cette envergure exceptionnelle était dans l'air du temps mais revenons à cette marquise qui nous préoccupe.

Gabrièle Emilie du Châtelet est une " femme savante " au sens noble du terme, la première à s'être intéressée à la physique qu'elle considérait comme " la reine des sciences " et à qui nous devons la traduction du célèbre " Principia " de Newton.

C'était également une grande amoureuse et elle voua une passion sans limites à Voltaire dont elle partagea la vie durant plus de 10 ans, lequel la délaissa pour une jeune actrice. Elle en souffrit terriblement et c'est sans doute ainsi que ce " Discours sur le Bonheur " est né.

" Tout ce qui ne tue pas, renforce " déclarera Nietzsche un siècle plus tard. Or comme être passionné est plus la conséquence d'un tempérament que des circonstances, à peine son livre terminé, Madame du Châtelet s'éprendra  d'un jeune officier (Saint-Lambert) dont elle sera enceinte, ce qui causera sa mort à l'âge de 42 ans.

N'avait-elle pas écrit : " Avoir des passions, c'est la seule manière d'être heureux. Il est donc à désirer d'être susceptible de passions, et je le répète encore : n'en a pas qui veut "

Edith Vernes est une Emilie du Châtelet assez pondérée, m'a t-il semblé, en fonction de ce que nous connaissons du personnage ...
Son partenaire, (Sylvain Begert) muet mais à la figuration très intelligente apporte une note subtile de fantaisie par le biais de ces déplacements qu'il effectue avec cette démarche toute particulière qui ne saurait passer inaperçue.

La mise en scène de Béata Nilska est tout à la fois sobre et efficace.
Le texte quant à lui est à découvrir ou se remettre en mémoire, c'est selon.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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Photos : Claire SHWARTZ

17:09 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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