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22/03/2011

La petite chronique d'Anna Magdalena Bach

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THEATRE DOUZE

6, avenue Maurice Ravel

75012 Paris

(M° Porte de Vincennes)

loc. 01 44 75 60 31

Pl. 13€ - TR. 11€

du jeudi au samedi à 20h.30
dimanche à 15h.30

Durée du spectacle : 1h.10 -

Spectacle théâtral et musical

Adaptation et mise en scène : Hélène DARCHE.

avec : Louise BOUVET (la fiancée) - Laétitia BRECY (l'épouse amoureuse) - Stéphanie LANOY (la jeune mère) - Christine SAMMER (la veuve inconsolable) - Nathalie SOUSSANA (la musicienne)

 

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Ce texte d'Esther Meynell publié en 1925, adapté et mis en scène par Hélène Darche traîte de l'amour conjugal cultivé et préservé au delà de la mort.
Autant dire un sentiment rigoureusement obsolète à notre époque, suspecté de traumatisme, lequel devrait amener celui ou celle qui le cultive en ce 21ème siècle directement dans le cabinet d'un psy' !
Heureusement, à l'époque de Bach, il n'en était rien. une femme pouvait chérir son époux sans être pour autant ridicule et lui vouer un amour quasi religieux.
Et oui, ce sentiment était encore éternel, que voulez-vous ? ...
Anna Magdaléna fut la seconde épouse de Jean-Sébastien Bach et leur vie nous est retracée par le biais d'un imaginaire journal intime.
Cinq comédiennes incarnent de façon ludique ce personnage de femme  exceptionnelle ce, tout au long de sa vie, à savoir, la toute jeune fiancée, puis l'épouse amoureuse, la mère comblée, ensuite la mère déchirée et la veuve à jamais inconsolable.
C'est beau comme du ... ? ... (ne cherchez pas) du Bach, tout simplement.
Magdalena nous narre leur rencontre et comment l'homme lui est apparu, " grand, gros, large et fort " puis elle évoquera sa vie de couple tout au long de ces trente années de mariage. Les comédiennes sont belles et vives, les costumes d'un goût exquis tandis que la musique par le biais d'un piano et d'un violoncelle transcende le tout.
Les interprètes jouent et chantent à ravir. Si ce n'est déjà fait on a alors furieusement envie de partager ce moment privilégié avec l'être aimé afin qu'aucune subtilité n'ait la moindre possibilité de se perdre ...  Le spectacle se donne encore jusqu'au 3 avril et je ne saurais trop vous recommander de l'aller voir.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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photos : D.Royer

 

21:53 Publié dans SPECTACLE MUSICAL | Lien permanent

21/03/2011

Pour l'amour de Gérard Philipe de Pierre Notte

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THEATRE LA BRUYERE

5, rue La Bruyère

75009 PARIS

(M° St-Georges)

loc. 01 48 74 76 99

Pl. de 23 à 40€

du mardi au samedi à 21h.
matinée samedi à 15h.30

Texte, mise en scène, scénographie et musiques de Pierre NOTTE.

avec Bernard ALANE, Romain APELBAUM, Sophie ARTUR, Emma de CAUNES, RAPHAEL.

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25 novembre 1959 : mort de Gérard Philipe, le pays est sous le choc, le prince du théâtre vient de tirer sa révérence au faîte de sa gloire alors qu'il n'avait que 37 ans.  Jeune premier rôle pour l'éternité !  Tous les amoureux du théâtre et du cinéma sont en deuil.
A l'époque, on n'avait pas encore la manie des enquêtes et autres sondages, sinon on saurait exactement aujourd'hui combien il y eut de garçons baptisés Gérard en cette fin d'année. Comme le patronyme de la famille que nous découvrons est déjà GERARD, le prénom sera forcément Philippe. Même à l'envers, avec un " p " en plus et quelques doigts en moins, ça marque !

Le père voulait que l'enfant se nomme Charles (à cause du général bien sûr) mais la mère farouche admiratrice de Castro a menacé alors d'utiliser les aiguilles à tricoter et pas pour la layette !
Porté par un humour décalé et volontiers dévastateur, Pierre Notte nous gratifie mine de rien, d'une petite révision d'Histoire. 1981, arrivée de Mitterrand (des fois qu'on l'aurait oublié) Or, ce qui nous préoccupe plus que tout, c'est le destin de ce garçon qui bénéficie d'un grand nom bien qu'inversé et qui présente une anomalie physique dont il saura triompher. La pièce est drôle, enlevée, les éclairages superbes, cabaret et cirque ne sont pas loin (il y a même un ours) bref, un vrai moment de théâtre dont on ressort tout revigoré.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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photos : Ifou pour lepolemedia

23:42 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Le temps qui passe de Karine SILLA-PEREZ

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THEATRE des MATHURINS

36, rue des Mathurins

75008 PARIS

(M° Havre-Caumartin)

Loc. 01 42 65 90 01

Pl. 18 à 38€

A 21h. du mardi au samedi,
matinée le samedi à 16h.30

Relâche le 30 Mars 2011

Mise en scène : Vincent PEREZ

avec Elsa ZYLBERSTEIN et Vincent PEREZ.

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Plateau nu, coulisses comprises. Pour le décor, on repassera .
Vincent Perez danse pas tout à fait comme un dieu mais presque.
Une femme entre sans qu'il s'en aperçoive et le regarde faire  ...
Surprise quand il découvre sa présence.
Qui sont ils ? Elle est venue lui demander de l'aider à retrouver son père qu'elle cherche depuis toujours, ou presque. Or comment se trouver soi-même si on est en perte de racines ? Et lui, qui est il au juste ? Un détective, un psy ? Apparemment, il cumule les fonctions. Questions - réponses. Il en sera ainsi durant tout le spectacle et tout au long des différents tableaux qui chacun correspond à une journée. Plus exactement à une visite par jour. Nous, spectateurs, apprendrons que le 26 Mai est un jour fatal. Ce spécialiste de l'abandon demandera,
- vous aimez paraître ? ...
- non, plutôt disparaître (répondra t-elle.)
Seulement elle est là, chaque jour et revient, tout de rouge vêtue.
Parfois, elle halète comme un petit chien.
- Je ne sais faire qu'une chose à la fois (dira t-il)
- C'est vrai, vous êtes un homme (soulignera t-elle)
Le père sera retrouvé à St-Malo et peut-être pour remercier inconsciemment l'enquêteur, elle trouvera en lui l'homme qui lui faisait défaut.
Ce texte s'apparente plus à celui d'une nouvelle qu'à un exercice théâtral proprement dit mais il nous permet de retrouver Vincent Perez toujours aussi beau, incroyablement jeune. Tout comme Dorian Gray, les années n'ont aucune prise sur lui. Ses gestes sont d'une élégance extrême, sans l'ombre d'une préciosité, de façon liée comme ceux d'un danseur mais avec un parfait naturel.
Elsa Zylberstein est sculpturale et son jeu précis. Impossible toutefois d'ajouter que c'est un grand moment de théâtre car l'action démarre vraiment en dernière partie or si vous avez eu la patience d'attendre ce dénouement, cela valait la peine, plus du fait des deux comédiens que de celui du texte.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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photos : Charles Cannet

22:22 Publié dans THEATRE | Lien permanent