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25/01/2011

Caligula d'Albert Camus - version primitive de 1941 -

caligula.jpg

Athénée Théâtre Louis Jouvet

Square de l'Opéra Louis Jouvet

7, rue Boudreau

75009 PARIS

M° Opéra, Havre-Caumartin

loc. 01 53 05 19 19

www.athenee-theatre.com

plein tarif : de 30€ à 13€

tarif réduit : de 24€ à 11€

mardi à 19h.

du mercredi au samedi à 20h.

matinée exceptionnelle : samedi 5 février à 15h.

jusqu'au : 5 février 2011 - Durée : 2h.20 sans entracte.

Mise en scène : Stéphane Olivié Bisson

avec Bruno Putzulu, Gauthier Baillot, Claire Hélène Cahen, Clément Carabédian, Pascal Castelletta, Patrick d'Assumçao, Jean de Coninck, Maxime Mikolajczak, Cécile Paoli

Drusilla.jpg

Pour ceux qui jusqu'ici ont vu en Caligula un être névrotique à l'extrême, la conception du personnage concocté par les soins conjugués de Bruno Putzulu mis en scène par Stéphane Olivié Bisson risque d'en dérouter plus d'un ...
Certes, le talent indéniable du comédien ne saurait être remis en cause du fait de ce choix un peu particulier intervenant à une époque où la notion d'emploi est devenue résolument obsolète.
La pièce commence dans l'onirisme et la lenteur puisque nous découvrons comme en un rêve, Drusilla la soeur chérie du jeune empereur, laquelle vient on le sait, de mourir.
Caligula fou de douleur a disparu et les patriciens s'inquiètent à leur façon de son absence prolongée. Pourquoi les avoir revêtus de costumes contemporains aussi laids ? La question restera sans réponse et surtout sans aucune possible justification.
Cette pièce d'Albert Camus est peut-être celle qui a le moins vieilli et le fait que l'action se situe à l'époque antique mais évoquant ces thèmes éternels que sont le mal être et le " toujours plus " en matière de pouvoir devrait suffire à l'expliquer.
Nous allons donc assister aux caprices de cet empereur tour à tour souffreteux, puis inventeur de situations toutes plus dangereuses les unes que les autres.
Un trône pour le moins baroque sera érigé du haut duquel sa volonté tombera à la façon du couperet d'une guillotine. Au final, nous savons que c'est lui qui finira par être victime quand la coupe de la tyrannie aura débordé.
Une musique quasi omniprésente accompagne l'action de façon pléonastique et si les comédiens sont irréprochables, une impression de décalage comme celle ressentie lors d'un rendez-vous manqué s'imposera à certains, tandis que les autres, habitués depuis longtemps à tout accepter spontanément applaudiront à tout rompre.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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Photos : Letizia Piantoni

19:23 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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