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17/01/2011

Dom Juan de Molière.

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THEATRE de

L'ATALANTE

10, Place Charles Dullin

75018 PARIS

M° Abbesses ou Anvers

loc. 01 46 06 11 90

lundi, mercredi, jeudi, vendredi à 20h.30

samedi à 19h. dimanche à 17h.

relâche le mardi.

jusqu'au : 13 février 2011

 

Mise en scène : René Loyon

avec, Claire Barrabes (Charlotte, Le Spectre) - Clément Bresson (Dom Juan) - Jacques Brücher (Gusman, La Ramée, Le Pauvre, Dom Alonse, Monsieur Dimanche, Dom Louis, Le Commandeur) - Yedwart Ingey (Sganarelle) - Adrien Popineau (Pierrot, Dom Carlos, La Violette) - Claire Puygrenier (Elvire, Mathurine) -

 

Depuis sa création, Dom Juan n'a cessé de nous interpeller. Cet " aristocrate arrogant et cynique " nous fascine autant qu'il nous dérange ...
Ce " grand seigneur mauvais garçon " n'a pas fini d'alimenter les commentaires car pour certains, c'est un impuissant qui s'ignore et entretient sa flamme en changeant constamment de partenaire, pour d'autres c'est un mystique malgré lui qui affiche un athéisme provocateur.
L'homme est tout cela à la fois et c'est même la raison pour laquelle cette pièce fut si souvent reprise avec plus ou moins de bonheur. Des Dom Juan, Molière a dû en rencontrer quelques uns à la cour et si Tirso de Molina n'avait inventé ce personnage bien avant lui, peut-être aurions nous été tentés de conclure que le roi lui-même et ses conquêtes faciles avait (en partie) inspiré notre auteur national ?
René Loyon a évidemment une conception personnelle de la pièce et du personnage aussi a t-il limité le lieu de l'action à une chambre dans laquelle notre débraillé justifiera ses fredaines. Le texte bien qu'écrit avec des talons rouges adoptera de ce fait un ton contemporain, les costumes suivront sans réelle recherche d'élégance. C'est un parti-pris que l'on appréciera ou pas.
Le rôle-titre est interprété par Clément Bresson dont le physique et le mode d'expression semblaient plus le destiner au théâtre de Jean-Louis Bourdon qu'à celui de Jean-Baptiste Poquelin mais puisque le metteur en scène l'a voulu ainsi, poursuivons,
- Claire Puygrenier est une Elvire tout à fait honorable et pourvue d'une belle présence scénique.
- Yedwart Ingey nous campe un Sganarelle aussi peu soigné que son maître mais à la réelle justesse d'expression.
La première scène de l'acte II entre Charlotte (Claire Barrabes) et Pierrot (Adrien Popineau) est menée rondement et avec brio.
A Jacques Brücher, incombe la lourde tâche d'incarner 7 personnages en conservant même apparence, le moins crédible étant celui du Commandeur, le metteur en scène ayant voulu dépouiller cette scène de son habituelle démesure. Las ! force est de constater qu'à trop vouloir dépoussiérer les classiques en leur imprimant sa griffe, on risque de les écorner.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com 

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Photos : Laurencine Lot

09:59 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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