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15/12/2010

Des souris et des hommes de John Steinbeck

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PETIT SAINT-MARTIN

17, rue René Boulanger

75010 PARIS

(M° Strasbourg-St-Denis)

loc. 01 42 02 32 82

Pl. 30€ - T.R. 17€

du mardi au samedi à 20h.

dimanche à 15h.

60 REPRESENTATIONS EXCEPTIONNELLES.

 

Adaptation de Marcel Duhamel

Mise en scène : Jean-Philippe Evariste et Philippe Ivancic.

Direction d'acteurs : Anne Bourgeois

avec Jacques Herlin, Philippe Ivancic, Jean-Philippe Evariste, Gaëla Le Devehat, Jacques Bouanich, Emmanuel Dabbous, Philippe Sarrazin, Bruno Heny, Henri Déus, Hervé Jacobi.

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Plusieurs générations se sont nourries de la lecture de Steinbeck, Les raisins de la colère - Des souris et des hommes ... c'était l'époque où le rêve américain était encore d'actualité. Il suffisait alors d'un peu de courage, de beaucoup de détermination, de deux bras solides pour pouvoir s'en sortir. Les plus nécessiteux s'ils avaient la santé avaient également une chance de finir leur vie dans d'assez bonnes conditions. Une petite maison, un chien, quelques poules et lapins et on était sorti d'affaire. On ne s'endettait pas à l'époque, on économisait. Les temps ont bien changé. Cette pièce tombe à point nommé pour nous permettre de mesurer le chemin parcouru,  la folie de ces dernières décennies puisque le texte remet en mémoire les vraies valeurs humaines.
C'est un sentiment de profonde amitié qui lie George et Lennie.
Le premier est fort embarrassé du second mais cela ne l'empêche pas de faire ce qu'il considère être son devoir. L'époque était rude, les péripéties nombreuses mais la notion de respect de l'autre n'était pas encore morte.
Philippe Ivancic nous offre une efficace composition avec ce personnage de Lennie sorte de brute attardée qui tue tout ce qu'il caresse ... Une belle complicité le lie à Jean Philippe Evariste qui est George, cet homme libre égaré dans un monde de brutes mais celui qui nous bouleverse le plus est sans nul doute Jacques Herlin qui fait preuve ici d'une humanité incroyable quand on pense à tout ce que le vieux Candy a vécu. Le regard du comédien quand on lui enlève son chien tout simplement parce que ce dernier pue, résume à lui seul toute la résignation du vieil homme face au destin. Autre belle figure, celle de Crooks, le palefrenier noir, interprété magistralement par Bruno Henry pour ne citer que ceux là, mais rassurez-vous,  les autres ne sont pas de reste. C'est donc une belle distribution qui sert ici un texte percutant dans cette solide adaptation de Marcel Duhamel. A voir et revoir même, le cas échéant.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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photos : LOT

10:59 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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