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06/12/2010

Plus qu'hier et moins que demain.

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THEATRE MOUFFETARD

73, rue Mouffetard

75005 PARIS

(M° Place Monge)

loc. 01 43 31 11 99

Pl. 24€ - T.R.16€

du mercredi au samedi à 21h.

dimanche à 17h.

(Relâches les 25 décembre et 1er janvier)

 

A partir de LA PEUR DES COUPS de Georges COURTELINE

& SCENES DE LA VIE CONJUGALE de Ingmar BERGMAN.

Adaptation et mise en scène : Pierre MAILLET et Matthieu CRUCIANI

avec : Emiie CAPLIEZ, David JEANNE-COMELLO

et la participation de Matthieu CRUCIANI.

 

Faire le grand écart entre Courteline et Bergman, la démarche est peu banale - il fallait oser - et pourtant, à y bien réfléchir ... les couples se conduisent de même sorte depuis toujours, c'est juste le mode d'expression qui diffère selon l'époque. Le résultat - lui - reste identique. Puisque nous sommes au théâtre, le rouge sera à l'honneur, une débauche de rouges qui s'étale sur un lit capable d'accueillir 3 couples; rassurez vous, en dépit des 6 coussins nous nous contenterons d'un seul pour le moins fracassant.
Grâce aux soins conjugués de Pierre Maillet et Matthieu Cruciani, Courteline effectue une plongée en plein 21ème siècle et s'en trouve tout ragaillardi ! Il faut dire que les deux interprètes ne se ménagent pas. Les spectateurs pris à témoins ne seront pas de reste et assisteront au déshabillage tant physique que moral de ce couple survitaminé.
Un coup de baguette magique ou presque et le méga-lit devient un court sur lequel on joue de la raquette. Mais comme tout va très vite, l'habit de soirée succède à l'équipement sportif, costume noir et paillettes, musique et valse ...
Enfin le lieu devient une pièce d'habitation, tenue d'intérieur et divan, bureau et contrat de divorce. Toutes les conjugaisons du couple sont ici déclinées et plus tard sur la plage, suivront les confidences qui sont le prolongement des amours mortes. On joue à être jaloux. La mise en scène est brillante, le rythme trépident et cerise sur le gâteau, David-Jeanne Comello nous gratifie d'une brève mais évidente imitation de Belmondo dont le caractère inattendu nous met en joie. Belle réussite !

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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11:17 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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