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08/10/2010

Chien-Chien de Fabrice Roger-Lacan.

chien-chien.jpg

THEATRE de l'ATELIER

1, place Charles Dullin

75018 PARIS

(M° Anvers)

loc. 01 46 06 49 24

Pl. de 8 à 35€

du mardi au samedi à 21h.

matinée le dimanche à 16h.

 

Photo : Basile DELL

 

Mise en scène : Jérémie LIPPMANN

avec Elodie NAVARRE et Alice TAGLIONI.


Un titre à priori impossible qui risque d'en faire reculer certains et dont nous n'aurons l'explication qu'en cours de spectacle. Duel hargneux entre deux filles (l'expression n'est nullement péjorative) qui ne se font pas de cadeau.
L'auteur, (Fabrice-Roger Lacan) affectionne d'évidence ce genre d'affrontement, pire il se régale et le metteur en scène (Jérémie Lippmann) lui emboîte le pas.
Le décor est froid, couleur de pierre tombale, sorte de cathédrale pour célébrer les amours mortes, celles de deux gamines qu'un supposé hasard va réunir quelques années plus tard.
La situation est freudienne, les Jeux interdits car dangereux de l'enfance ont déposé leur marque et chacune traîne ce passé sans parvenir à oublier.
Le vilain petit canard (Adèle) est devenu un beau cygne blanc et se fait tout naturellement appeler Léda tandis que son époux invisible Zeus, capitaine d'industrie a pour nom Mao. (ô ironie ! ...)
La comédienne Alice Taglioni parle ici comme on mord. La rage habite son personnage depuis des années et sa thérapie passe par des retrouvailles ...
Tout d'abord victime, Linda (Elodie Navarre) ivre d'humiliation finira par jeter le masque et le grand déballage pourra alors commencer.
Durant ce temps, les époux arrivent en hélicoptère et finiront par survoler les lieux du duel qui se déroule à leur insu.
Les parents virtuels de cette pièce semblent être Pinter et Aldrich car on pense immanquablement à " The Servant " sans oublier " Qui a peur de Baby Jane ? " tant le climat de domination jouissive est évident. Certes, les deux comédiennes ne sauraient être comparées à Bette Davis et Joan Crawford et leurs grands éclats de voix manquent encore un peu d'intériorité vénéneuse. Elles sont en revanche jeunes et belles et la pièce ne fait que commencer; sans doute se prendront elles chaque soir un peu plus à ce petit jeu qui ne peut être réussi qu'avec une implication totale or rien ne permet de dire qu'elles ne sont pas sur la bonne voie.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.

16:18 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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