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04/10/2010

Au revoir PAYS de Thiane Khamvongsa.

Au-revoir-h.jpg

MANUFACTURE des ABBESSES

7, rue Véron

75018 PARIS

(M° Abbesses ou Blanche)

loc. 01 42 33 42 03

Pl. 24€, T.R. 13€

du jeudi au samedi à 21h.

& à 17h. le dimanche.

www.betesurlalune.fr

Texte et mise en scène : Thiane Khamvongsa


avec Jean Laurent Bourel ou Mathias Mégard (le père) - Thiane Khamvongsa (la mère) - Fred Aklan (le fils aîné) - Na Bi Shin (la fille aînée) - Martin Nikonoff (le fils cadet) - Sébastien de Monbrison ou Hugo Richet (L'oppresseur) - Charlotte Brédy (l'Administration française) - Sophie O'Byrne (Les Exploitants de la misère humaine) -

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La France a de tout temps, constitué un miroir aux alouettes pour les autres pays.
Il est indéniable que de toutes les communautés présentes, les immigrés venus d'Asie, ne bénéficient pas de toute la compréhension qu'ils méritent en un pays où du fait d'un taux de chômage important,  le sens de l'hospitalité fait assez souvent défaut. Pourtant,
on reconnaît bien volontiers que les asiatiques " ne font pas de vagues " tant leur discrétion est réelle, ce qui n'annule pas pour autant les difficultés qu'ils rencontrent dans la vie de tous les jours.

Mais revenons à l'historique puisque c'est la trame de la pièce. Une famille laotienne jusqu'alors aisée, va être l'objet des attaques du nouveau gouvernement communiste. Nous sommes par conséquent au Laos en 1975. La guerre a perduré dans le pays durant un quart de siècle et de nombreuses familles se voient contraintes de quitter le pays en dépit de tous les risques que la démarche comporte si par malheur ils se faisaient prendre ... La femme est enceinte et le régime en place l'a déjà privée de ses deux fils, l'un s'est exilé en catastrophe et le cadet s'étant porté volontaire pour épargner sa soeur fut endoctriné et changea cruellement de camp. Avant de venir en Occident, le père a dû subir un stage de rééducation et il a fallu toute la ruse féminine de son épouse pour qu'il s'en sorte.
Après un long périple, une fois arrivés en France d'autres difficultés les attendent.
Une langue inconnue, des conditions de vie peu confortables, indifférence, incompréhension pouvant aller jusqu'à la raillerie seront leur lot et il faudra hélas, faire avec. Le père est contraint d'exercer un travail dévalorisant afin que sa famille survive ce que le fils aîné, enfin retrouvé ne parvient pas à accepter; la fille quant à elle poursuit ses études et aimerait bien faire comme ses petits camarades au grand dam des valeurs traditionnelles de la mère qui elle, vit recluse à domicile. Choc des civilisations. Cette pièce déclenche une évidente empathie chez le spectateur lequel se dit alors être passé sans nul doute à côté d'un humanisme qu'il était censé manifester. Or une phrase résume bien la situation " les blancs vivent dans un monde accéléré. " Au point de ne pas voir ce qui se passe à côté d'eux ...
La dernière scène nous fera penser à un remake de " Devine qui vient dîner ? " et après toutes ces difficultés rencontrées, va symboliser l'espoir.
Ce texte porteur d'émotions nous donne à réfléchir et il serait souhaitable qu'il soit vu par le plus grand nombre d'entre nous.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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13:57 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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