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30/08/2010

PLASTIQUE de Mélissa Prat.

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MANUFACTURE DES ABBESSES

7, rue Véron 75018 PARIS

M° Abbesses ou Blanche.

Loc. 01 42 33 42 03

Pl. de 24€ à 13€

du dimanche au mercredi à 21h.

Durée : 1h.20

Mise en scène : Paul Pinceloup.

avec : Valentin Papoudof (Henri) - Mélissa Prat (Lola) - Guillaume Geoffroy (L'homme) -


Avant que la pièce commence, le spectateur découvre un espace scénique encombré d'objets qui semblent avoir traversé une tempête ... table renversée, tabouret tam-tam blanc des années 70, poupées nombreuses dont une unijambiste mais ça, on le découvrira plus tard.
Un personnage à l'étrange silhouette range ceci, redresse cela, va même jusqu'à dispenser un ultime coup de balai. Nous sommes en condition, prêts pour la suite.
Ah ! ces écrans au théâtre, que feraient les metteurs-en-scène, sans eux ? ... Stéréo visuelle. Un homme se raconte par le biais d'un premier plan. Ironie du sort, s'il se sent en trop, ici il est en double.  Ce qui tombe bien puisque nous n'allons pas tarder à découvrir qu'il a décidé d'écrire ... Une autre poupée va faire son apparition, grandeur nature, cette fois. Pourquoi ai-je alors pensé à un titre de Gaston Leroux ? ... A cause du maquillage, sans doute. Nous flirtons avec le fantastique, sur un air de rock. Notre déprimé a bien entendu pris chair dans l'intervalle et va entamer un dialogue sur le plateau en compagnie de cette poupée qui a décidément tout à apprendre de lui, ce grand désabusé ...  Mais ce n'est pas lui qui aura le mot de la fin, ni elle non plus. Après tout, ce n'était qu'une poupée !
Réactualisation (en raccourci) d'un classique de la littérature allemande. Je vous laisse deviner lequel, ce qui vous permettra d'aller sur place le découvrir ainsi que l'intéressante composition de Guillaume Geoffroy tant sur le jeu que sur le plan musical.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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22:52 Publié dans THEATRE | Lien permanent

28/08/2010

STAND UP de Gérald Sibleyras.

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THEATRE TRISTAN BERNARD

64, Rue du Rocher

75008 PARIS

Tél. 01 45 22 08 40

du mardi au samedi à 21h

matinée le samedi à 18h.


Mise en scène : Jean-Luc Moreau

avec : Grégoire Bonnet, Gilles Gaston-Dreyfus, Anne-Sophie Germanaz, Philippe Uchan.


Et oui, " au théâtre il peut tout arriver ", le meilleur comme le pire, Gérard Sibleyras nous en fait tout à la fois volontairement et involontairement la démonstration.
La pièce se veut métaphore du milieu théâtral mais il faut reconnaître que l'observation du départ fut plus fine que la démonstration d'arrivée. C'est voulu, bien sûr, n'en doutons pas et la volonté de faire rire omniprésente.
Le problème est que le spectateur n'a pratiquement pas le temps de souffler et n'est jamais pris par surprise. Il comprend très vite qu'après une situation comique une autre va suivre aussitôt et les rires de dévaler la pente comme une avalanche de pierres plus ou moins grosses, plus ou moins rustiques.
Aucun reproche à faire aux comédiens, bien au contraire puisqu'ils sont excellents c'est juste que le tout paraît un peu foutraque (dans le sens désordonné du terme) alors qu'il était possible de faire beaucoup mieux sur le même thème, si l'auteur s'était donné la peine (peut-être) de s'y arrêter un peu plus longuement ?
Mais abondance de rires ne nuit pas allez vous rétorquer. Hélas si - car tout est question de dosage, même et surtout le comique de situation.
Grégoire Bonnet est pourtant parfait dans son personnage décalé de comique dépressif. Gilles Gaston-Dreyfus qui a hérité des répliques les plus débilitantes qui se puissent concevoir ici, nous campe un organisateur de spectacles tout à fois paumé et imbu de lui-même. Bref, plus vrai que nature ! Philippe Uchan en psychopathe auquel visiblement quelques neurones font défaut n'est pas triste non plus, quant à Anne-Sophie Germanaz, sans doute méritait t-elle plus que d'être la touche féminine destinée à pimenter l'action ? Comme on dit parfois, ces candidats au festival du rire de Morlaix ne font pas dans la dentelle mais à en juger par les réactions du public, le résultat semble payant. Dommage que la pièce terminée, cela ne laisse pas grand chose ... Maintenant, si vous voulez juste vous divertir, c'est parfait !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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photo : Serge Kadoche.

15:19 Publié dans THEATRE | Lien permanent

23/08/2010

Brûlons Voltaire ! d'Eugène Labiche.

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THEATRE du NORD-OUEST

13, rue du faubourg Montmartre

75009 PARIS

(M° Grands Boulevards)

loc. 01 47 70 32 75

www.TheatreDuNordOuest.com

dans le cadre de l'intégrale Labiche jusqu'à Mars 2011


Mise en scène : Cyril le Grix

avec : Laetitia Berteuil (Jacquette) - Thomas Dewynter (Lamblin) - Fabien Floris (Maxime) - Diane de Segonzac (la Baronne) - Audrey Sourdive (Alice) - Pierre Sourdive (Marchavant) -


Scénographie minimale : un banc (transformable) et une pendule, histoire de marquer non l'heure mais d'évidence, le milieu social où se déroule l'action.
Labiche s'entendait plus que tout autre à mettre en valeur les petits ridicules de chacun. La baronne est une bigote et l'éventuel acheteur de ses biens, un libre-penseur qui s'est (nous allons l'apprendre) entiché de Voltaire ... On ne pouvait rêver d'une rencontre au potentiel plus explosif !
Durant le second Empire, période d'opulence bourgeoise s'il en fut, il n'était pas rare que les gens bien nés (ou prétendus tels) commandassent au mètre et par ordre alphabétique, le nombre de volumes devant constituer leur bibliothèque. Les reliures étaient riches et le contenu des écrits secondaire. C'est ainsi que quelques auteurs mis à l'index purent se faufiler parmi des textes réputés bien pensants.
La fille de la maison est à marier et à l'époque, on ne se mariait pas sans dot.
La vente des lieux est censée fournir la liquidité que le notaire prise tant ...
Comme toujours chez cet auteur, les répliques vont bon train et les imprévus sont le moteur de l'action. Inutile de vous en dire plus, cette pièce en un acte fut - nous dit-on - créée le 7 Mars 1874 au théâtre du Gymnase (Cyril le Grix adore dénicher pour nous des textes peu connus) et force est de reconnaître que son rythme enlevé nous incite à la bonne humeur. En ces temps moroses, ce n'est pas superflu.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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08:21 Publié dans THEATRE | Lien permanent