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28/06/2010

FRANCESCO de Dario Fo

 

aff.francesco.jpgAVIGNON 2010

du 8 au 31 juillet,

Festival Off,

ESPACE ST-MARTIAL

2, rue Fabre, Avignon

Tél. 06 86 42 03 98

Tarif plein : 16€, réduit : 11€

jeunes et groupes : 8€

chaque jour à 12h.30

(relâches exceptionnelles les 16, 23 & 26 juillet)


Traduction : Valéria Tasca

Mise en scène : Stéphane Aucante

avec Gilbert Ponté.


Pour les petits veinards qui vont s'offrir une cure théâtrale en Avignon, je voudrais signaler la reprise d'un texte de Dario Fo que l'Essaïon de Paris programmait en 2004 sous le titre " Le Saint Jongleur François " rebaptisé pour la circonstance " Francesco "

voici la chronique que j'écrivais à l'époque,

" Vous pourrez sans doute en croire ma vieille expérience ajoutée à une proverbiale allergie aux monologues si j'affirme que ce comédien là (Gilbert Ponté) a quelque chose que les autres n'ont pas.

Le phénomène se caractérise par une indéniable présence, une immense fantaisie, le tout allié à une palette de jeux incroyable !
La voix est chaude, puissante, le verbe volubile, le geste ample et varié.
Il possède surtout ce don qui consiste à réellement faire voir tout ce qu'il nous raconte et pourtant, les personnages et situations évoqués foisonnent.

Et puis, il y a bien entendu le texte signé Dario Fo (pardonnez du peu !) or vous savez à quel point les italiens peuvent être volubiles ...
St-François (d'Assise) l'homme qui parlait aux oiseaux - entre autres - ce fou qui allait nu quand il n'était pas couvert de guenilles parce qu'il avait distribué tout ce qui lui avait appartenu.
Ce prêcheur qui, dans son apparente naïveté est allé porter la bonne parole aux cochons puisque le Pape Innocent III lui en avait intimé l'ordre ...

La mise en scène est signée Stéphane Aucante, ce qui constitue de façon indéniable un gage de qualité."


Ne manquez pas d'aller applaudir ce FRANCESCO présenté chaque jour à 12h.30  dans le cadre du Festival Off.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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10:28 Publié dans THEATRE | Lien permanent

14/06/2010

De la fragilité des mouettes empaillées de Mateï Visniec.

matei-visniec.jpg

THEATRE DES VARIETES

7, bd Montmartre

75002 PARIS

(M° Grands Boulevards)

Tél. 01 42 33 09 92

Pl. de 8 à 20€

www.theatre-des-varietes.fr

tous les jours à 19h.30

(sauf dimanche et lundi)

du : 10 au 20 juin 2010 - CREATION.

Mise en scène : Isabelle Hurtin

avec : Daniel Martin (Trigorine) - Isabelle Hurtin (Nina) - Frédéric Constant (Treplev) - Mathieu Lefranc (Le soldat)


Une datcha perdue au fin fond de la steppe. Inutile de fermer les portes, il n'y a pas de voisins. Une femme entre, qui connaît les lieux, y revient après des années ... le vent souffle sur cette demeure fantomatique. Le tic-tac de la pendule a le rythme d'un glas. Treplev était allé chercher du bois afin de chauffer cette maison vide dans laquelle il passe son temps à écrire et il découvre Nina. Elle a marché longtemps pour venir jusqu'à lui, est frigorifiée, nerveuse, semble un peu folle aussi. Débarque t-on ainsi après une si longue absence ? ...
Très curieusement, l'hôte semble à peine surpris et on comprend très vite qu'il l'attendait sans trop y croire mais elle est là, omniprésente et ce rescapé de deux tentatives de suicide reste disponible, pire - soumis, esclave de cette femme qui témoigne d'une monstrueuse autorité. La mouette empaillée tel le phénix renaît de ses cendres et la pendule s'arrête.
Arrivée de Trigorine, l'auteur reconnu, celui pour lequel 15 ans plus tôt, Nina a quitté Kostia afin de le suivre. Maintenant elle ne veut plus de lui, l'accuse d'avoir volé sa jeunesse et va jusqu'à souhaiter sa mort. Deux hommes amoureux se tiennent en équilibre sur le fil du rasoir que peut constituer un caprice de femme.
Ils ne tarderont pas à assister à l'arrivée d'un troisième que le froid a transformé en statue de sel et qui symbolisera la possibilité d'envol car il est plus jeune qu'eux.
" Tout cela est une comédie " précise l'auteur. Certes, la comédie de la vie qui déclenche le rire quand il s'agit de faire barrage aux larmes.
Ces personnages sortis tout droit de Tchekhov vivent une situation en décalage,  les rêves de chacun ayant été plus grands que leur destin en une époque de grands bouleversements. L'action se situe en 1917 et ce soldat est symboliquement là pour le rappeler.
Mateï Visniec nous raconte tout cela avec une apparente légèreté, la vie n'est elle pas une plaisanterie qui nous est faite à la façon de cette encre gelée avec laquelle on avait l'intention d'écrire l'avenir souhaitable ?
Il s'agit ici d'une création donc d'un nouveau texte à découvrir écrit par un auteur à l'inépuisable imagination. Mais faites vite, la pièce n'étant programmée en ce lieu que jusqu'au 20 juin.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

 

10:31 Publié dans THEATRE | Lien permanent

13/06/2010

François d'Assise d'après Joseph Delteil.

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ARTISTIC ATHEVAINS

45 bis, RUE Richard Lenoir

75011 PARIS

(M° Voltaire)

Tél. 01 43 56 38 32

Pl. 30€ - T.R. 20€

- 26 ans : 10€

jusqu'au : 11 juillet 2010 -

mardi, 20h. mercredi, jeudi : 19h.

vendredi : 20h.30 - samedi 16h. & 20h.30

dimanche, 16h. relâche le lundi.


Adaptation : Adel Hakim et Robert Bouvier.

Mise en scène : Adel Hakim,

Jeu : Robert Bouvier.

Durée : 1h.25


Comme le précise l'auteur de ce texte,


- " tout homme, s'il le veut, peut devenir François d'Assise, sans être saint le moins du monde. "


Il ne suffit pour cela que d'être en complète symbiose avec la nature, l'aimer, la respecter - mieux - la vénérer comme une sainte mère puisque c'est d'elle que nous sommes issus.
En cette époque où trop d'hommes ont oublié cela, mettre en scène ce personnage ne ressemble absolument pas à du folklore religieux.
L'espace scénique est volontairement dépouillé et pourrait nous faire penser aux murs froids des villes tant que la lumière n'est pas encore venue caresser le décor et lui fournir un ton mordoré. L'habillement sonore a plus d'importance et cet homme est là dans toute sa nudité d'homme vrai, qui ne triche pas, qui ne compose pas mais fait corps avec tout ce qui l'entoure.
La voix de Robert Bouvier est belle et met en valeur cet admirable texte dont la réputation de l'auteur éloigne - hélas - les non croyants mais qu'il nous est permis ici de découvrir grâce à cette adaptation signée Adel Akim et Robert Bouvier.
Sans réserve, le spectateur adhère à cet hymne à la vie et comprend à quel point il peut et doit s'avérer indispensable. Nous sommes à cent lieues de l'image d'Epinal qui nous fut jadis servie, de cette mièvrerie qui en écarta certains.
Le comédien maîtrise parfaitement son art et joue des formes d'expression avec une aisance dont le mérite revient aussi au metteur en scène mais pas seulement bien sûr car Robert Bouvier a sur scène, une réelle présence.
C'est donc à une intéressante expérience que nous sommes conviés et ce quelque soient nos convictions.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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photo : Marion Duhamel.

16:53 Publié dans THEATRE | Lien permanent