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15/04/2010

DIEU de Woody Allen

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LA MANUFACTURE DES ABBESSES

7, rue Véron 75018 PARIS

(M° Abbesse ou Blanche)

Loc. 01 42 33 42 03

Pl. 24€ & 13€

Tous les jours à 19h.

(sauf dimanche et lundi)

Relâche le 26 mai 2010

Traduction : Michel Lebrun

Mise en scène : Nicolas Morvan.

avec : Jacques Bernet, Antoine Brin, Diane Delmont, Yvan Lambert, Leïla Moguez, Sylvain Quimene, Grégory Sauvion, Jacques Trin.

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Rien de pire qu'un auteur, un metteur en scène ou un critique se prenant au sérieux. Ici pas de danger. Woddy Allen s'amuse, traducteur et metteur-en-scène en font autant sans oublier les comédiens, bien entendu.
C'est donc à une (trop courte) soirée festive que nous sommes conviés puisque la tragédie ici devient farce en parodiant allègrement les personnages antiques.
Empruntons la machine à remonter le temps et arrêtons nous en 500 avant J.C.  pour y découvrir un auteur (Hépatitis) cherchant désespérément à trouver une fin de pièce dont il veut confier le soin à un interprète au chômage qui répond au doux nom de Diabétès, ce dans l'espoir de décrocher le premier prix à ce festival d'Art dramatique d'Athènes et avoir ainsi une chance de passer à la postérité !
Evidence suprême, si les romains sont fous, les grecs sont malades et comme ceux qui dansent ne le sont jamais :  place au sirtaki ! Afin d'éloigner les mauvais coups du sort, trois personnages masqués vont danser les bras en croix, car ils sont aussi un peu devins à leurs heures ...
Auteur et interprète assis en fond de scène philosophent de concert confrontés à cette évidence : " tout a un début, un milieu et une fin ... sauf un cercle ! " ce qui ne constitue pas réellement un obstacle puisque les théâtres antiques étaient volontiers circulaires. Alors forcément en cet espace clos, tout va partir dans tous les sens. Les spectateurs (certains du moins) monteront sur scène. C'est ainsi que Hépatitis fera les yeux doux à une jeune kamikaze prénommée Doris, petite juive blonde de la Courneuve ... tandis que le comédien initialement choisi excédé d'être mis au rancart lancera un S.O.S. téléphonique à Woody Allen himself dont la conclusion sera " désolé, Dieu est mort, démerdez vous. " Confusion totale, nos héros n'étant peut-être pas ce qu'on nous enseigne depuis toujours mais " humains, trop humains " ces derniers vont afficher les défauts de tout un chacun, à commencer par l'orgueil et l'envie. Qualités bien théâtrales diront les mauvaises langues. Ils ne seront pas moins de huit pour participer à cette mini pièce qu'ils traverseront tels les éclairs de Zeus avec pour objectif : faire des étincelles !  On rit beaucoup et de façon spontanée; qu'ajouter de plus sinon qu'en ces temps moroses, cela fait un immense bien.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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14:08 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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