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31/03/2010

ATTITUDES de Benoït Marbot

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L'action se situe dans le jardin d'une maison de campagne en Normandie où deux personnages, (frère et soeur) Damien et Laurence attendent l'arrivée de leur aîné,  Francis tout en essayant vainement d'allumer le barbecue qui se dérobe à leurs efforts comme tout bon barbecue qui se respecte.
Le voisin d'à côté les épie mais on ne le verra jamais pas plus du reste que tous ceux qui seront évoqués tout au long de la pièce.
Au fil de la conversation nous allons tenter de reconstituer l'arbre généalogique de la famille et les prénoms vont s'ajouter les uns aux autres en un long chapelet dont l'énumération nous fera penser à autant d'arlésiennes invisibles et présentes qui vivront le temps d'une elliptique évocation. Les personnages ainsi esquissés se déroberont résolument à une approche plus précise. Le fantôme de la danse nous gratifiera de quelques entrechats avant de se tordre la cheville et même le satellite des communications téléphoniques se fera désirer. Le portrait le plus précis restera celui du Roi-Soleil, sans doute parce que la nuit tombe tandis que les rêves de gloire des danseuses tardent encore à prendre leur envol.
Vous l'avez compris, tout repose sur les épaules de deux comédiens qui ont pour mission de nous faire voir les absents. Le spectacle se donnait à Courbevoie vendredi 26 mars en deux représentations (14h. & 21h) mais hélas, en dépit de mes prévisions, il m'a été impossible de m'y rendre ... Il ne reste donc plus qu'à espérer une prochaine reprise pour une durée plus longue. En attendant vous pouvez tout comme moi découvrir le texte paru à l'Harmattan en janvier 2010.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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12:45 Publié dans Editions Théâtrales | Lien permanent

Prague sous la pluie qui passe et qui sourit de Jean Bois.

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Théâtre du Marais

37, rue Volta

75003 PARIS

(M° Arts et Métiers)

Loc. 01 45 35 75 87

Pl. 20/18 et 12€

les jeudi, vendredi et samedi à 21h.

Prolongation jusqu'au 5 juin (pour cause de succès)

Texte et mise en scène de l'auteur.

avec Jean Bois et Dominique Constantin.

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Avant que la pièce commence,  au vu des accessoires présents sur le plateau, on identifie le lieu où va se dérouler l'action.

Un paravent, une chaise, un miroir ... Nous sommes dans une loge d'artiste. L'impression se confirme avec les bruits off du spectacle qui se termine, là, derrière et celui qui se produisait paraît, épuisé mais encore fringuant, la perruque omniprésente et le poil trop noir ...
Cette ancienne gloire de la chanson accueille une visiteuse qui n'a rien d'une groupie. Coiffure à la Beauvoir, renard argenté sur les épaules et verdict sans appel.

Impossible du reste d'affronter cette situation sans le secours de la dérision alors Jean Bois combat ici le drame à grand renfort de caricature ... voilà pour le premier tableau car ce spectacle est composé de volets successifs où le désopilant le dispute à la truculence, où la charge sert à masquer les blessures du temps.


Quel marin n'a rêvé de capturer la petite sirène ? ...
Quelle radeuse n'a imaginé retrouver son ancienne fraîcheur fût-ce aux yeux d'un aveugle ? La tendresse se cache derrière la farce. L'observation se veut féroce mais ne peut éviter l'empathie.
Ces deux là, complices à la ville et à la scène nous donnent l'impression d'avoir ensemble réinventé les jeux de l'enfance.

La fantaisie de l'un met en valeur l'autorité de l'autre qui fuse brusquement au moment où l'on s'y attend le moins. Car de l'autorité, Dominique Constantin en a - à revendre même - une autorité du tonnerre de dieu qui nous cloue à la chaise ou plutôt à la banquette du théâtre quand elle décide d'en faire usage. Cette succession de scènes adopte le rythme d'une revue et les costumes ne peuvent que suivre à un rythme enlevé.

Le message est un peu noir mais très brillant comme tout ce qu'écrit cet auteur et puisque les comédiens s'amusent comme des fous, nous aurions mauvaise grâce de ne pas leur emboîter le pas d'autant que chaque fois, nous sommes tellement heureux de retrouver ce couple quasi mythique !

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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11:16 Publié dans THEATRE | Lien permanent