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31/03/2010

Prague sous la pluie qui passe et qui sourit de Jean Bois.

Jean-Bois.jpg

 

Théâtre du Marais

37, rue Volta

75003 PARIS

(M° Arts et Métiers)

Loc. 01 45 35 75 87

Pl. 20/18 et 12€

les jeudi, vendredi et samedi à 21h.

Prolongation jusqu'au 5 juin (pour cause de succès)

Texte et mise en scène de l'auteur.

avec Jean Bois et Dominique Constantin.

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Avant que la pièce commence,  au vu des accessoires présents sur le plateau, on identifie le lieu où va se dérouler l'action.

Un paravent, une chaise, un miroir ... Nous sommes dans une loge d'artiste. L'impression se confirme avec les bruits off du spectacle qui se termine, là, derrière et celui qui se produisait paraît, épuisé mais encore fringuant, la perruque omniprésente et le poil trop noir ...
Cette ancienne gloire de la chanson accueille une visiteuse qui n'a rien d'une groupie. Coiffure à la Beauvoir, renard argenté sur les épaules et verdict sans appel.

Impossible du reste d'affronter cette situation sans le secours de la dérision alors Jean Bois combat ici le drame à grand renfort de caricature ... voilà pour le premier tableau car ce spectacle est composé de volets successifs où le désopilant le dispute à la truculence, où la charge sert à masquer les blessures du temps.


Quel marin n'a rêvé de capturer la petite sirène ? ...
Quelle radeuse n'a imaginé retrouver son ancienne fraîcheur fût-ce aux yeux d'un aveugle ? La tendresse se cache derrière la farce. L'observation se veut féroce mais ne peut éviter l'empathie.
Ces deux là, complices à la ville et à la scène nous donnent l'impression d'avoir ensemble réinventé les jeux de l'enfance.

La fantaisie de l'un met en valeur l'autorité de l'autre qui fuse brusquement au moment où l'on s'y attend le moins. Car de l'autorité, Dominique Constantin en a - à revendre même - une autorité du tonnerre de dieu qui nous cloue à la chaise ou plutôt à la banquette du théâtre quand elle décide d'en faire usage. Cette succession de scènes adopte le rythme d'une revue et les costumes ne peuvent que suivre à un rythme enlevé.

Le message est un peu noir mais très brillant comme tout ce qu'écrit cet auteur et puisque les comédiens s'amusent comme des fous, nous aurions mauvaise grâce de ne pas leur emboîter le pas d'autant que chaque fois, nous sommes tellement heureux de retrouver ce couple quasi mythique !

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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11:16 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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