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28/03/2010

Médée d'Euripide, traduction Jean Gillibert

visuel-Médée.jpg

THEATRE DU LIERRE

22, rue du Chevaleret

75013 PARIS

(M° Bibliothèque François Mitterand)

Loc. 01 45 86 55 83

www.letheatredulierre.com

Pl. 20/15/12/10€

mercredi et samedi à 20h.30

jeudi et vendredi à 19h.30

dimanche à 15h.

jusqu'au 2 MAI 2010

Anne-couchée.jpg

 

CREATION.

Mise en scène : Farid Paya

Musique : Bill Mahder

avec Anne de Broca, David Weiss,  Antonia Bosco, Patrice Gallet, Xavier-Valéry Gauthier, Anne-Laure Poulain.


Médée est peut-être en dépit de sa férocité, le personnage tragique le plus proche de nous. Combien de faits divers ont relaté l'histoire de ces femmes qui pour une raison donnée, chômage ou abandon, mettaient fin à la vie de leurs propres enfants ? Ce mythe éternel fut bien souvent réactivé et nous touche d'autant plus. Ici, bien sûr, le sordide n'a pas lieu d'être puisque les personnages mythiques sont par essence des rois ou des demi-dieux.
Farid Paya a choisi un décor très sobre qui deviendra grandiose lorsque Médée fera son apparition en majesté, sa vengeance accomplie.
Anne de Broca illustre ici la farouche fragilité du personnage car bien que criminelle, Médée est une femme avant tout. Une femme amoureuse qui a tout quitté pour suivre l'homme qu'elle aimait et aime toujours, lequel non seulement vient de la trahir mais affiche sa trahison.
Comme chaque fois, les costumes sont superbes, les déplacements quasi-chorégraphiques et toute la partie chantée rigoureusement mise au point ajoute une dimension supplémentaire à ce qu'il nous est donné d'entendre.
Antonia Bosco n'a pas éprouvé le besoin de vieillir son apparence pour interpréter le rôle de la nourrice ce qui aux yeux de quelques puristes pourrait nuire à la crédibilité de son personnage mais on oublie bien vite ce petit inconvénient face à la splendeur de sa voix et plus particulièrement des graves qu'elle utilise. Anne-Laure Poulain est également remarquable dans le rôle du Coryphée ...
Ayant une vision sans nul doute panthéiste de la tragédie antique, j'avoue avoir la nostalgie du port des cothurnes au moins pour quelques personnages dont la situation est dominante par rapport aux autres. C'est peut-être la seule objection que je ferai vis-à-vis d'un spectacle d'une qualité dont peu de lieux peuvent s'enorgueillir.


A ce sujet, il serait non seulement déplorable que ce théâtre disparaisse sans être immédiatement remplacé mais cette carence des autorités administratives jetterait irrémédiablement l'opprobre sur la politique culturelle menée depuis quelques temps par nos élus.

Aussi, longue vie à la Compagnie du Lierre !

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

Médée-majesté.jpg

 

16:30 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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