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17/03/2010

ISMAIL-HAMLET de Hakim Marzougi avec la complicité de Christian Siméon.

Is-Hamlet.jpg

L' étoile du nord

16, rue Georgette Agutte

75018 PARIS

Loc. 01 42 26 47 47

Pl. 14 & 10€

lundi, mardi, mercredi, vendredi à 20h.30

jeudi à 19h.30

samedi à 16h. & 19h.30

jusqu'au : 27 MARS 2010.

Mise en scène : Jean & Julie Macqueron.

avec Christophe Garcia.


A quoi Hamlet ressemblerait-il - à notre époque - sous d'autres cieux ?
Telle est la question que semble s'être posée Hakim Marzougui encouragé en cela par Christian Siméon dont nous connaissons l'attirance pour un certain humour  macabre ...
Comparé à Ismail, Hamlet est un faible qui charge une troupe de comédiens de régler ses comptes. Il y a dans le premier une truculence qui n'a jamais existé chez le second. Ici, la tragédie devient farce.
Le temps d'un monologue, les brumes d'Elseneur se transforment en vapeur de hammam ...
Sous le long drap blanc, un corps qu'Ismail doit laver puisque c'est son métier mais il le connaît bien, celui-là ! Ce refroidi ad vitam est son beau-père, lequel lui a volé celle qu'il aimait après avoir couché avec sa mère et lui avoir donné un laideron doublé d'une muette pour femme. Cet homme que le sort commun à tous vient de remettre en place avait par conséquent tous les pouvoirs et Ismail a depuis la rage au ventre car on ne dispose pas de la vie d'un autre à ce point. Tout en lui crie vengeance bien qu'il ait le sens du devoir et le respect des morts.
Droit dans ses bottes en caoutchouc, Christophe Garcia investit la scène. Sa puissance d'expression nous narre cette histoire qui appartient à celle d'un autre monde, celui des presque intouchables ... (serre t-on chaleureusement la main d'un croque-mort ?) Le personnage va ponctuellement boire de l'eau comme s'il éprouvait le besoin de se laver à l'intérieur, de se débarrasser ainsi de tout ce qui l'envahit, de chasser cette odeur fétide qui investit ses narines et y stagne en quasi permanence. Comme il a tout son temps, il va s'offrir des bouffées d'air sonores au moyen de ce lecteur de K7 qu'il sollicite ponctuellement.
Le spectateur un peu déstabilisé s'étonne presque de rire, confronté à ce climat pour le moins particulier. Et pourtant ... Une chose est certaine, ceux qui auront assisté à ce monologue ne pourront plus jamais revenir à la pièce inspiratrice de ce texte sans l'évoquer mentalement.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

 

11:18 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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