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03/02/2010

Je l'aimais de Anna Gavalda.

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THEATRE DE L'ATELIER

1, Place Charles Dullin

75018 PARIS

(M° Anvers)

Loc. 01 46 06 49 24

Du mardi au samedi à 21h

matinées : samedi à 17h.30

& dimanche à 16h.

Places : 39/34/25/15/8€


Adaptation et mise en scène : Patrice Leconte

avec Irène Jacob, Gérard Darmon, Noémie Kocher.


La notion de couple diffère t-elle au fil des temps ? ...

Sans doute.
Anna Gavalda relayée par Patrice Leconte nous en fait la démonstration par le biais d'une confrontation entre deux personnages, le troisième interprété fort élégamment par Noémie Kocher ayant ici valeur de fantôme idéalisé par l'absence.
Nous sommes à la campagne, dans une maison qui possède une longue et lourde histoire, l'un de ces lieux porteur de vécu.
Pierre (Gérard Darmon) y a emmené sa belle fille plaquée par son fils laquelle passe son temps à pleurer. Le père va jouer les consolateurs ce qui n'est pas facile mais qui mieux que lui, l'homme d'expérience pourrait expliquer l'inexplicable ?
Chloé (Irène Jacob) se cabre bien entendu, rejette même parfois sa rancoeur sur celui qui lui fait face en essayant patiemment de mettre quelque baume sur les plaies.

On s'endort quand on a trop confiance et les événements nous prennent au dépourvu ... Pierre va l'obliger à se restaurer et ce dans tous les sens du terme.
Pour cela, sans tricher, en prenant toute la culpabilité sur lui, il va raconter sa propre histoire car il a finalement fait exactement l'inverse de son fils, préservant son foyer pour vivre ce qu'il croyait n'être qu'une aventure en toute quiétude. Qui a tort, qui a raison ? Il est bien difficile de le dire.
C'est un huis-clos tumultueux auquel nous assistons.

Gérard Darmon est parfait dans ce rôle, Noémie Kocher apporte tout son charme à l'évocation de Mathilde quant à Irène Jacob sans doute la vie l'a t-elle préservée - ce dont nous ne pouvons que nous réjouir - mais son personnage m'a paru insuffisamment alimenté d'un vécu indispensable à l'interprétation.

Le théâtre se nourrit aussi de cruauté alors que la musique de scène qui se faufile entre chaque tableau tente d'adoucir le propos en l'enveloppant d'une subtile nostalgie.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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15:10 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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