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01/02/2010

PERTHUS de Jean-Marie Besset

les2mères.jpg

VINGTIEME THEATRE

7, Rue des Plâtrières

75020 PARIS

(M° Ménilmontant)

Loc. 01 43 66 01 13

Du mercredi au samedi à 21h.30

le dimanche à 17h.30

Pl. 24/19/12€

jusqu'au : 28 février 2010


Mise en scène : Gilbert Désveaux

avec Alain Marcel (Marianne) - Laurent Spielvogel (Irène) - Sylvain Dieuaide (Jean-Louis) - Brice Hillairet (Paul) -


Il existe un âge qui n'est plus tout à fait l'adolescence mais pas encore l'âge adulte et qui correspond à la période de tous les espoirs, des premières désillusions aussi. Jean-Louis et Paul ont cet âge là.
C'est le moment de la vie où l'on est le plus sujet à l'admiration et si on admire on aime forcément puisque l'on voudrait ressembler à l'autre, être l'autre ...
Période indécise où l'être humain, n'a pas encore fait choix de sa sexualité mais se cherche parfois désespérément. Cependant, il faut tenir compte de la société et de la famille en priorité. Ces deux garçons n'ont chacun visiblement, qu'une mère pour référence. Qu'il s'agisse de Marianne à la forte personnalité ou d'Irène, compréhensive jusqu'à l'abnégation, elles sont l'une et l'autre omniprésentes alors que les maris eux restent curieusement absents.
Il suffira de vacances aux sports d'hiver pour que les deux garçons déjà inséparables resserrent les liens qui les ont unis du premier jour. Il est difficile de se soustraire à une attirance ... Seulement voilà, les autres, toujours eux vont dénoncer la démarche et comme il arrive souvent en pareil cas, l'un des deux garçons va se réfugier dans la normalité, encouragé en cela par sa mère obnubilée par l'avenir de celui qui prend toute la place dans sa vie.
C'est une histoire criante de vérité qui nous est racontée là. Les deux jeunes comédiens font preuve d'une belle sincérité, quant aux deux mères qui en réalité sont des hommes, nos deux interprètes s'acquittent de la fonction avec dignité sans jamais sombrer dans la caricature et pour tout dire, ils sont excellents !
On aimerait rencontrer de tels êtres dans la vie où le plus souvent l'incompréhension reste le lot commun. Cette pièce est à voir et ce, à plus d'un titre.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.

(photos : Jacqueline Chambord)

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10:33 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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