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06/12/2009

Les enfants du soleil de Maxime Gorki.

Enfants-soleil-h.jpg

THEATRE 13

103 A, bd Auguste Blanqui

75013 PARIS

(M° Glacière)

loc. 01 45 88 62 22

Pl. 22€ - T.r. 15€

(le 13 de chaque mois, tarif unique : 13€)

mardi, mercredi, vendredi : 20h.30

jeudi et samedi : 19h.30

dimanche : 15h.30

jusqu'au : 13 décembre 2009.

Nouvelle traduction d'André Markovicz

Mise en scène : Côme de Bellescize.

avec Michel Baladi, Sabrina Bus, Jonathan Fussi, Vincent Joncquez, Eléonore Joncquez-Simon, Gaël Marhic, Sidney Ali Mehelleb, Teddy Melis, Alix Poisson, Nathalie Radot, Colette Venhard.


La mise en scène de Côme de Bellescize fait de cette pièce un spectacle bouillonnant, aidée en cela par la traduction d'André Markowicz qui rend le texte de Gorki quasi actuel.

Si métaphorique que soit l' histoire qui nous est racontée, le contexte est curieusement d'actualité aussi les clins d'oeil ne manqueront-ils pas.
L' épidémie de choléra nous amène à penser à l'actuelle grippe A et les comédiens s'amusent à utiliser de temps à autres des masques que l'on imagine tout droit sortis de la plus proche pharmacie.
Complètement obnubilé par ses recherches et autres expériences, Pavel fait à peine attention à ceux qui l'entourent, délaisse son épouse Eléna, ce qui active d'autant l'intérêt de Dimitri pour cette dernière, jusqu'à ce qu'un triangle amoureux s'ébauche mais en attendant, l'époux ne voit rien, n'entend rien.
Mélania ( extraordinaire Eléonore Joncquez-Simon ! ) n'a d'yeux que pour cet omniprésent absent; elle est prête à tout pour lui, se propose même à vendre ce qui lui appartient afin de le lui offrir. Elle ira jusqu'à se traîner à ses pieds (dans tous les sens du terme) tandis que notre savant restera sur son petit nuage dont il semble que rien ni personne ne puisse le déloger. D'autres couples et d'autres drames s'agitent pourtant autour de lui ...
Le vétérinaire se meurt d'amour pour la soeur de ce chimiste expérimentateur laquelle semble aussi décalée que son frère mais sans l'excuse que procure une  monomanie qui se veut constructive. Tchépournoï en fera les frais et par voie de conséquence le faible équilibre de l'indécise sombrera complètement.
" Quand on désire très fort, on ne raisonne pas " or c'est bien là que se niche le moteur de l'action et de tous ces personnages. Le danger qui plane au dessus de leurs têtes a pour conséquence qu'ils vivent tous dans l'urgence et les sentiments en sont exacerbés, jusqu'à la bonne qui rendra son tablier pour aller vivre ailleurs, un évident n'importe quoi.

Ne serait-ce que pour justifier le titre mais pas seulement, les lumières ont une grande importance dans la pièce, car il convient qu'elles jouent avec ce décor tout en transparence dont les aménagements vont ponctuer le temps qui s'écoule quatre jours durant.
Nous assistons à une irrésistible farce tragique mettant en scène les membres d'une société où chacun reste ancré dans sa classe sociale même s'il n'en est pas toujours conscient.

" Il ne faut pas que ça bouille " ...   mais tout est en ébullition à commencer par les comédiens relayés au final par les spectateurs enthousiastes. Courez-y vite : la pièce se joue encore jusqu'au 13 décembre.

Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

(photos : Antoine Melchior)

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09:41 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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