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12/10/2009

Thérapie anti-douleur de Laura Forti

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LA MANUFACTURE DES ABBESSES

7, Rue Véron 75018 PARIS

(M° Abbesses ou Blanche)

Loc. 01 42 33 42 03

Pl. 24€, TR : 13€

du dimanche au mercredi à 21h.

jusqu'au : 11 novembre 2009

Texte français : Carlotta CLERICI

Mise en scène : Yvan GAROUEL

avec Gil BOURASSEAU (Lele) - Anne COUTUREAU (Giulia) - Pierre DENY (Le Père) - Isabelle MONTOYA (Dragana) - Manga NDJOMO (Madame Nigeria) - Gaël REBEL (Gina)


Autopsie d'une famille ayant pour slogan : " la vie est une route qui monte. "

Apparemment, le père s'est essoufflé. Le vieux lion est couché et vit ses derniers instants à l'hôpital. L'homme avait divorcé après trente ans de mariage et semble ne pas comprendre que sa femme ne soit pas là pour l'assister.
Ses enfants se succèdent à son chevet et dire qu'ils ne sont pas très aimants serait un euphémisme ! En pareil cas, on rejette toujours la responsabilité sur l'autre bien entendu et les exemples pour illustrer la situation ne manqueront pas.
Le sujet est âpre et il fallait tout le talent de Laure Forti pour que le thème soit supportable et parfois amusant.
L'homme couché fait penser au duc de Guise et les enfants devenus adultes sont encombrés par sa dimension. Les griefs iront donc bon train et nous ne tarderons pas à comprendre que c'est leur méthode à eux pour se protéger du chagrin.
Gina est elle même médecin or la perspective de la proche disparition de son père atteint d'un cancer en phase finale vient d'avoir de terribles conséquences sur sa vie puisqu'elle s'apprêtait à partir en Afrique avec l'homme qu'elle aime.
Giulia revient tout exprès laissant de côté son feuilleton télévisuel en cours tandis que le frère Lele vient de se faire expulser par son épouse ce qui aggrave (si faire se peut) son évidente boulimie. Bref, le désordre familial règne autour du lit.
Deux personnages viendront apporter un semblant d'humanité au milieu de tout ce désordre affectif; une africaine dont le stoïcisme déclenche l'admiration et Dragana, la petite amie étrangère du mourant décilleront peut-être leurs regards à tous mais ce n'est pas certain. L'écriture est belle, les personnages bien brossés,  je laisserai toutefois aux spectateurs le soin d'apprécier et d'interpréter la dernière scène comme ils le jugeront utile en fonction de leur sensibilité ou vécu personnel. Seule et unique objection, a t-on coutume de crier de la sorte dans un hôpital ?


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

 

11:39 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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