Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/09/2009

Grasse matinée de René de Obaldia

visuel.jpg

THEATRE des MATHURINS

36, rue des Mathurins

75008 PARIS

(M° Havre Caumartin)

Loc. 01 42 65 90 00

(Pl. 32€, 16€ & 10€ - 26 ans)

du mardi au samedi à 20h.45

dimanche à 15h.

Mise en scène : Thomas Le Douarec

avec Cyrielle Clair et Marie Le Cam


Un immortel qui se pose la question : " y a t-il une vie après la mort ? " avouez que cela ne manque pas de piquant !

L'action se situe dans un cimetière situé en bordure d'une voie ferrée. Là, deux dames de caractère différent, de classe sociale aussi, vont sortir du sommeil éternel afin de s'animer sous nos yeux en une petite danse macabre à portée métaphysique ... Babeth renaît de ses ossements tout de rose vêtue tandis qu'Artémise la vaillante est carrément en rouge car on ne porte pas son propre deuil et puis le choix des teintes est censé donner un petit aperçu du caractère de chacune.

Babeth aimerait poursuivre sa grasse matinée alors que sa voisine l'entend d'une autre oreille, celle qui précisément guette le passage des trains ... Ce n'est tout de même pas exclusivement un privilège de bovidé ! Mais voilà qu'un importun tout emplumé de noir survole les lieux.
L'une s'inquiète de ce mauvais présage tandis que l'autre plus rationnelle remet les pendules à l'heure dans le style " que peut-il maintenant nous arriver ? "
Ce huis-clos en plein air ne serait il pas le Purgatoire après tout ? Une patiente attente de la Résurrection promise ? A moins que ce corbeau ne soit la preuve d'une éventuelle métempsycose et que ce drôle d'oiseau soit en réalité Fernand qu'un sort malin a transformé en bête à plumes ?

Arrivé à ce stade de l'existence, toutes les suppositions sont permises !
Un avion survolant les lieux va rappeler à Artémise son amant japonais et les confidences d'aller bon train entre nos deux défuntes.
Vous l'avez compris, l'auteur s'amuse sans vergogne, sinon comment notre Académicien aurait-il pu écrire " ces cloches me foutent le bourdon. "
Inspirée par la durée de la vie, la pièce est courte et à son écoute le public cache ses secrètes inquiétudes sous des cascades de rires. Bref, si ce n'est pas la meilleure que René de Obaldia ait écrite, en revanche la mise en scène réalisée par Thomas le Douarec est enlevée et les deux comédiennes sont à la fois superbes et drôles.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

Cyrielle Clair.jpg

 

 

09:54 Publié dans THEATRE | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.