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13/05/2009

Des nouvelles de Paris de Marcel Aymé

LUCERNAIRE

53, rue Notre-Dame des Champs

75006 PARIS

Loc. 01 45 44 57 34

Pl. 30€, 20, 15 & 10

Du mardi au samedi à 18h.30

dimanche à 17 heures,

Jusqu'au : 31 Mai 2009

Adaptation et mise en scène,

Thierry Jahn et Patrick Floersheim.

avec : Céline Ronté et Thierry Jahn.

Nouvelles-Paris.jpg

 

Marcel Aymé fit semble t-il, la joie de l'après-guerre, celle de ceux qui avaient su préserver une certaine indépendance d'esprit. La lucidité de l'homme faisait merveille et son humour en épinglait plus d'un.
Transportons nous en un foyer français où le point d'encrage était alors la radio, omniprésente. On se réunissait autour d'elle, comme jadis les ancêtres le faisaient auprès de la cheminée; c'était en quelque sorte, le nouvel âtre magique.
L'auteur excelle à brosser ces portraits du monde contemporain d'alors, qu'il s'agisse de la campagne, des petites villes ou de la capitale.
Julia et Maurice (prénoms typiques de l'époque !) en clair, Céline Ronté et Thierry Jahn, incarnent donc leur personnage respectif plus quelques autres également ...
En ces temps là, la pause scolaire avait lieu le jeudi, jour où tous les cancres de la classe sans oublier les autres, se réjouissaient.
Combien de pères ont voulu un jour donner un coup de main à leur fils en faisant étalage de la supériorité de l'expérience pour se voir aussitôt contestés, remis en cause par les faits, hélas trop réels !
Les promenades aussi dominicales que familiales revêtaient une incontestable importance, puisque la télé n'avait pas fait son apparition. 
On " s'endimanchait " encore pour la circonstance et Monsieur avait parfois de curieux regrets en voyant passer une femme qui n'avait pas aliéné sa liberté ...
Comme chez Marcel Aymé, le fantastique flirte souvent avec le réel, un beau-père ne se transformera pas en éléphant rose mais en bouteille de bordeaux.  Hallucination due au manque, sans doute (?) pouvant toutefois déboucher sur l'asile et l'eau de Vittel ! 
Par le biais de quatre nouvelles (Le proverbe, Le vin de Paris, Bergère et La canne) nos deux comédiens font merveille. Leur fantaisie ressuscite un texte et un auteur qu'il serait bon de ne pas oublier en ces temps où l'uniformité nous menace tous. Grâce à eux nous nous souvenons brusquement que l'individu existe, qu'il a sa place et qu'il ne suffit pour cela que d'un peu de personnalité.
Bref, du théâtre à consommer sans aucune modération.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

Nvelles-Paris.jpg

 

 

 

09:31 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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