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20/04/2009

Casanova chez Silvia de Romaric Maucoeur

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Théâtre du Nord-Ouest

13, rue du fbg Montmartre

75009 PARIS

(M° Grands-Boulevards)

Loc. 01 47 70 32 75

Pl. 20€ - T.R. 13€

 

Mise en scène : Anne Barthel.

avec Sylvestre Bourdeau (Casanova jeune) - Michel Feder (Casanova vieux) - Marine Gandibleu (Silvia) - Annah Schaeffer (Manon) - Bernard Sander (Mario) - Maryse Santini (Gudrun).

 

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Nous connaissons tous, peu ou prou l'histoire de Casanova cette pièce est donc en priorité, la découverte d'un auteur jeune et à l'avenir prometteur si on en juge par son talent. Le texte est savoureux et la pièce construite avec sensibilité et intelligence. Disons le tout net, c'est devenu rarissime à notre époque ! Un quasi sans faute par conséquent.
Nous découvrons Casanova (deux comédiens jouent le rôle à des âges différents) vieux tout d'abord, évoquant ses fantômes dont l'un en particulier le hante. Manon qui fera son apparition s'opposant au jeune Giacomo qui n'a pas l'habitude qu'une femme lui résiste de la sorte. Mais en dépit de sa jeunesse, c'est une fine mouche qui a trouvé d'instinct la stratégie à employer avec ce genre d'homme.
Les réparties fusent donc avec brio !
Les parents sont là (Silvia et Mario) et forment en quelque sorte le couple idéal en ce sens qu'il a résisté à tout, à commencer par l'épreuve du temps.
Silvia est très malade et ne tardera pas à laisser derrière elle un époux désemparé mais au préalable, comme toute mère aimante, elle veut faire le bonheur de sa fille. Le couple n'a pas même sentiment sur la question mais on sait que Casanova ne pouvait que déclencher l'indulgence en un coeur de femme et ce, en dépit de l'évidence. Je n'ai pu résister à la tentation de noter quelques phrases qui m'ont parues particulièrement belles. Evoquant dans la conversation le plus vieux métier du monde, l'auteur mit dans la bouche de l'un des personnages la définition suivante, ... " les beautés mercenaires qui ornent les trottoirs." Joli, non ?
D'autres exemples me viennent à l'esprit mais il est préférable de vous abandonner au plaisir de la découverte.
Beauté du verbe par conséquent, belle symbiose entre les comédiens mis en scène efficacement par Anne Barthel, que demander de plus ?
Pour un peu - si j'en avais le temps - je reverrais la pièce une seconde fois mais c'est un luxe que je ne puis me permettre. Par conséquent, allez y pour moi. Veinards !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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photos :  Patrick Bosc.

15:58 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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