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30/03/2009

La Rosa Blanca, tragédie mexicaine

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Théâtre ARTISTIC ATHEVAINS

45 bis, rue Richard Lenoir 75011 PARIS

M° Voltaire.

loc. 01 43 56 38 32

Pl. 30€, TR 20€ (CV, ET)

mercredi, jeudi TU : 20€

10€ -26 ans.

mardi à 20h.

mercredi, jeudi : 19h

vendredi, samedi : 20h.30

samedi, dimanche : 16h.

jusqu'au : 19 avril 2009

Mise en scène : Adel Hakim

avec Maryse Aubert.

monologue de Maryse Aubert

librement inspiré du roman de B. Traven.

 

Pour nous présenter ce texte qu'elle a elle-même adapté, la comédienne s'est composé un physique à la " Victor-Victoria." ce qui lui permettra de camper d'autant plus aisément les personnages masculins appartenant à cet épisode de l'histoire américano-mexicaine, qui va se dérouler sous nos yeux.
La scénographie est sobre, évoquant un camaïeu de bleu et de noir en une transmutation de lapis-lazuli brûlé avec pour parachever le décor, une touche blanche, pour rappeler le titre, bien sûr.
L'action se déroulera successivement à Vera Cruz puis à San Francisco durant les années 20 qui s'illustrèrent par la ruée vers l'or noir.
Une hacienda appartenant à un indien va devenir l'objet de convoitises des prédateurs pétroliers américains. Ils ne reculeront devant rien pour mettre leurs projets à exécution, meurtre inclus.
Maryse Aubert va donc se démultiplier sans relâche afin de nous faire voir (et entendre surtout) les protagonistes de ce drame. Peut-on en effet parler de tragédie puisque les dieux sont cruellement absents et que tous les malheurs des uns ne servent qu'à alimenter la convoitise des autres, ces monstrueux humains adorateurs du veau d'or ? ... Certes, la caricature n'est pas absente puisqu'il faut bien donner à voir ceux qui physiquement resteront invisibles. L'exercice est hautement funambulesque et la canne à pommeau servira de balancier.
Adel Hakim excelle à mettre en valeur acteur ou actrice, seul (e) en scène l'ayant prouvé à maintes reprises et la bande son enveloppe le tout de façon optimale.
Ceux qui, grâce à ce monologue ont découvert B. Traven n'auront de cesse avant d'avoir lu son oeuvre, les autres pourront se procurer le DVD du film de John Huston (1948) ayant pour titre " Le trésor de la Sierra Madre."
Par conséquent, merci à Maryse Aubert de nous avoir fait découvrir ce mystérieux B. Traven alias Ret Marut, alias Hal Croves parmi une dizaine d'identités ...
Le mystère n'est il pas la base originelle du théâtre ?


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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15:07 Publié dans THEATRE | Lien permanent

15/03/2009

Le garçon du dernier rang de Juan Mayorga

 

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THEATRE de la TEMPETE

Cartoucherie de VINCENNES

Route du Champ-de-Manoeuvre

75012 PARIS

www.la-tempete.fr

Loc. 01 43 28 36 36

Pl. 18€, TR. 13 & 10€

mercredi, tarif unique : 10€

mardi, mercredi, vendredi, samedi : 20h.30

jeudi à 19h.30, dimanche à 16h.

texte français : Jorge Lavelli et Dominique Poulange.

conception et mise en scène : Jorge Lavelli

avec Pierre-Alain Chapuis, Isabel Karajan, Christophe Kourotchkine,

Nathalie Lacroix, Sylvain Levitte, Pierric Plathier.

 

Un professeur de lettres va au milieu de ses lamentations habituelles, découvrir une copie qui se dégage de l'indigence générale.
Sa femme a coutume de lire les devoirs après lui et va flairer immédiatement le danger alors qu'il se déclare ravi de trouver enfin un élève qui présente un quelconque intérêt. Il faut dire que ce Machiavel en herbe avait su ferrer le poisson par un " à suivre " pour le moins incongru.
Qui est Claude, (l'élève doué) d'où vient il ? Nous ne le saurons jamais. Quand il fera allusion à " l'odeur (et non le parfum) si particulier des femmes de la classe moyenne " on subodorera un quelconque Rastignac mais Germain, son professeur trouvera la formule amusante ...
De copie en copie, nous allons découvrir la vie réelle ou fantasmée d'un autre couple, Esther et Rapha, (père) puisque le fils est l'unique ami de ce curieux élève.  Entre eux, un échange s'est établi, une sorte de troc en déséquilibre, s'appliquant aux maths et à la philosophie et le jeune homme est reçu dans cette famille.
Il note chaque détail sans omettre les travers de chacun et cela amuse toujours notre professeur tandis que sa femme est de plus en plus irritée par ce voyeurisme vachard. Nous allons assister à ce va-et-vient, d'une famille à l'autre jusqu'à ce que le pot-aux-roses soit finalement découvert.
Le spectateur se trouve un peu dans la position de celui qui assiste à un match de tennis, se demandant qui, au final va remporter le match. Les échanges sont rapides et la conclusion le sera tout autant.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

(photo : Antonia Bozzi)

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16:29 Publié dans THEATRE | Lien permanent

11/03/2009

Le pas de l'homme. Création 2009

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Théâtre du Lierre

22, rue du Charonnet

75013 PARIS

(M° Bibliothèque François Mitterand)

Loc. 01 45 86 55 83

theatre.du.lierre@free.fr

Pl. 20€, TR : 15€

mercredi, TU : 12€

Jusqu'au : 5 Avril 2009

Mercredi et samedi à 20h.30

Jeudi et vendredi à 19h.30

Dimanche à 15h.

Texte, mise en scène, scénographie et masques : Farid Paya.

Musique : Bill Mahder

avec : Aloual, Antonia Bosco, Isabelle Chevalier, Patrice Gallet, Xavier-Valéry Gauthier, Philippe Klein, Lydie Marsan, Martine Midoux, David Weiss.

 

Les peuples n'existeraient plus depuis longtemps sans leurs mythologies. 
Sans elles, ils seraient morts d'ennui ...
Un écran va figurer pour nous tout l'univers, celui qui est présent depuis la nuit des temps. L'historique s'inscrira tout en haut tandis que la voix d'un choeur antique en fera lecture, voix d'homme côté jardin, voix de femme côté cour et ce, à tour de rôle. Les personnages vont alors se découper en ombre chinoise, silhouettes fantastiques avant que la lumière inondant l'espace ne leur permette de venir à nous.
Etrange histoire que celle qui nous est racontée par cette horde humaine tout à la fois royale et loqueteuse en une psalmodie entrecoupée de danse guerrière et de chants. Ce sont les tueurs d'hommes ou de dieux ce qui revient au même, à la recherche d'une vérité fuyante découpée en des gestes cinglants.
Théâtre épique par excellence où tout s'inscrit dans un équilibre global, chorégraphié avec précision tandis que la poésie du texte est véhiculée par la voix qui cingle, rugit ou s'élève en un chant tantôt solitaire tantôt collectif.
On peut douter de la présence des dieux mais jamais de celle de la nature dont chaque être est issu et retournera pour se fondre en elle. La nature sera donc le lien à ces trois récits.
Comme il est dit dans le texte " l'homme meurt dans son dieu. Les dieux disparaissent avec l'homme " ...
Volcans, glaciers, forêts perdureront tandis qu'au banquet des dieux, les dieux seront absents.
Farid Paya auteur du texte a également mis en scène ces comédiens, chanteurs et danseurs lesquels investissent ce grand espace au moyen de déplacements aussi précis qu'évocateurs. Du très beau travail !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

(photo, graphisme :  K.A. Sheckler-Wilson)

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10:41 Publié dans THEATRE | Lien permanent