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27/01/2009

BEAUTIFUL THING de Jonathan Harvey

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VINGTIEME THEATRE

7, rue des Plâtrières

75020 PARIS

Métro : Ménilmontant ou Gambetta.

loc. 01 43 66 01 13

Pl. 22/17/12€

du mercredi au samedi à 21h.30

Matinée le dimanche à 17h.30

Jusqu'au 1er Mars 2009

Traduction : Pascal Crantelle

Mise en scène : Kester Lovelace.

avec Aude-Laurence Clermont, Matila Malliarakis, Tadrina Hocking ou Delphine Lacouque (en alternance) Ivan Cori & Simon Hubert.

 

Une banlieue de Londres au début des années 90.
Et oui, il faut préciser car " l'air du temps " n'est plus exactement le même 19 ans après ... Ce n'est certes pas parce que le monde a évolué, bien au contraire mais un certain enthousiasme, une certaine fraîcheur un tantinet naïve ont eu le temps de disparaître ...  On réinventait la liberté dans ce temps là ! Du moins le croyait-on. Nos deux héros se nomment Jamie et Ste et ont respectivement 16 ans, l'âge de toutes les illusions pour cette époque du moins.
La pièce a un petit côté " Escalier C " faisant que nous allons obligatoirement nous intéresser à ceux qui vivent dans cet immeuble.
La mère de Jamie, Sandra travaille dur pour élever seule le fiston avec en plus son dernier amoureux à charge, vaguement peintre et très " repos de la guerrière. "
Les deux garçons eux, sont camarades de classe et voisins de palier. Forcément, cela crée des liens surtout quand l'un des deux pour fuir les coups du père doit aller se réfugier à côté et y passer la nuit. C'est ainsi que les athéniens s'atteignirent (si je puis dire) Premiers émois, première découverte de l' Autre celui qui, curieusement fait battre le coeur plus vite.
Qui n'a un jour, rencontré un jeune couple comme celui qui vient de se former ?
Ces êtres hyper-sensibles qu'une partie de la société continue à montrer du doigt car les églises sur ce point unanimes ont décrété que ce n'était pas " bien. "
Comme l'écrivait Aragon, " il n'y a pas d'amour heureux " mais ces deux là y croient encore puisqu'ils viennent de le découvrir.
Heureusement, Sandra est une femme et une mère formidable qui comprend tout, elle que le sort a condamnée a vivre libre.
Je ne citerai aucun comédien plus qu'un autre car chacun s'investit avec conviction dans le personnage qu'il incarne. On rit, on est émus et on arrive même à oublier la société extérieure que l'on va récupérer en sortant du théâtre et qui, le plus souvent ne comprend rien à rien et surtout pas La Différence !
Même si vous n'êtes pas " de la famille " mais avez un minimum de tolérance et quelque générosité, cette histoire ne pourra vous laisser de marbre, par conséquent, allez-y !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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12:12 Publié dans THEATRE | Lien permanent

25/01/2009

ADAM ET EVE de Louis-Michel Colla & Myriam Ullens

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PETIT MONTPARNASSE

31 rue de la Gaité 75014 PARIS

Métro : Edgar-Quinet

Loc. 01 43 22 83 04

Pl. 34 &  T.R. 18€

du mardi au samedi à 21h.

dimanche à 17h.30

Mise en scène : Eric Théobald.

avec Didier Gustin, Fabienne Galloux, Maud Forget, Raphaël Tiliette, Thomas Sagols.

 

Précédemment jouée à La Gaîté Montparnasse, cette pièce est reprise au Petit Montparnasse et ce, depuis le 9 janvier ... Nous en déduirons que c'est par suite de succès ! J'avoue que ce genre de théâtre ne constitue pas ma tasse de thé habituelle pour utiliser une formule consacrée. Mais comme on dit " si vous n'aimez pas ça, n'en dégoûtez pas les autres " Aussi vais-je par conséquent m'y efforcer.
Arthur et Léa : 40 ans à eux deux s'aiment et aimeraient pouvoir se le prouver du plus près possible ... Comment faire quand on vit toujours et respectivement chez papa-maman ? Heureusement, leur meilleur copain Jean-Marc leur fournit la solution du problème sous forme de deux clés et une adresse que par malheur les parents vont intercepter et dupliquer en se croyant trompés.
Rencontre épique entre les géniteurs ! Essayez de marier l'eau et le feu, vous obtiendrez à peu près le même résultat.
Franck Adam (Didier Gustin) est charcutier-traiteur tandis qu' Eve de Spéville est romancière et végétarienne ...
Deux mondes résumés à deux individus vont se télescoper en un dessein de vengeance mal maîtrisée. A ce stade, le vaudeville dévie en direction du burlesque.  Ce n'est pas léger, léger ... mais certains s'esclaffent fort dans la salle !
Tout y passe, rythme survolté, costumes et situations ridicules. Didier Gustin excellent imitateur n'aura peut-être pas le prix d'interprétation masculine (du moins cette année) mais disons que son jeu est plus qu'acceptable.
Fabienne Galloux en revanche est parfaite autant que la situation puisse le lui permettre, ce qui constitue un double exploit. 
Les enfants surgiront bien sûr à la place des époux escomptés, dessous de lit et penderie fournissant les classiques niches pour se dérober (un temps) aux regards. Feydeau a peut-être fait école mais il ne suffit pas de se mettre à deux pour écrire un texte qui lui parvienne à la cheville.
Je suppose que toute une génération nourrie au lait du café-théâtre sera ravie puisqu'ayant sans nul doute déjà vu pire ...
Et puis, n'en faut-il pas pour tous les goûts ? Par conséquent ...


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

 

 

 

 

19:40 Publié dans THEATRE | Lien permanent

LA CELESTINE de Fernando de Rojas

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VINGTIEME THEATRE

7, rue des Plâtrières 75020 PARIS

(Métro : Ménilmontant)

Loc. 01 43 66 01 13

Du mercredi au samedi à 19h.30

Matinée le dimanche à 15h.

Jusqu'au : 1er MARS 2009

Adaptation : Henri Lazarini

Mise en scène : Frédérique & Henri Lazarini.

avec, Biyouna, Luis Rego, Rona Hartner, Myriam Bella, Céline Caussimon, Eloïse Labro, Gaspard Legendre, Didier Lesour, Tristan Lhomel.

 

L' histoire de cette sulfureuse Célestine fut écrite au XVème siècle, époque durant laquelle l'église avait recours pour s'imposer au redoutable et omniprésent Saint Office avec les conséquences que l'on sait.
Or nous sommes à Tolède et quand l'action démarre, il est 5 heures du matin heure à laquelle depuis toujours, les fêtards rentrent chez eux ... Calixte est de ceux là. Le lieu de débauches dont il vient est tenu par cette mère maquerelle à qui le danger donne du génie, mi-magicienne, mi-sorcière mais au pouvoir incontestable.
Calixte a entrevu Mélibée et le coup de foudre fut immédiat bien que non réciproque. Simple détail, puisque notre Célestine moyennant espèces sonnantes et trébuchantes va arranger cela. Comme elle le déclare alors,
- " Elle est belle, il est fou, l'argent fera le reste ! " ...
Autour de ces trois personnages incontournables gravitent valets cupides, soudards ou filles de joie et si nous ne nourrissions quelque sympathie pour eux tous, sans doute certains s'écrieraient-ils " mais que fait la police ?
Pourtant sur fond de turpitudes, quoi de plus émouvant que l'amour naissant entre deux êtres jeunes et beaux dont l'inconscience même nous ravit ...
La distribution m' a parue quelque peu inégale aussi voudrais-je commencer par saluer la performance (car cela en est une) de Biyouna dans le rôle titre qu'elle marque de sa griffe au moyen de répliques dites en arabe, ce qui a le don de déclencher l'hilarité dans une partie de l'assistance bénéficiant du privilège de comprendre ...  (quant aux autres, ça leur apprendra à ne pas être polyglottes !)
Myriam Bella (la bien nommée) est Mélibée et Luis Rego (Sempronio) lequel nous gratifie d'un passage musical apprécié à juste titre.
Ce classique du théâtre espagnol n'a visiblement pas pris une ride et ici le rythme est enlevé, les hommes adeptes de la truculence et les filles jolies ce qui devrait suffire à justifier notre plaisir.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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15:41 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Tags : theatre espagnol