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19/01/2009

Sa majesté des mouches de William Golding

Michel Koumpanietz.jpg

THEATRE 13

103A, boulevard Auguste Blanqui

75013 PARIS

(métro : Glacière)

Loc. 01 45 88 62 22

Pl. 22€, TR : 15€

& le 13 de chq. mois : 13€

mardi, mercredi & vendredi : 20h.30

jeudi & samedi : 19h.30

dimanche à 15h.30

Mise en scène : Ned Grujic

avec François Berdeaux, Sébastien Bergery, Karim Hammiche, Emmanuel Leckner, Alexandre Letondeur, Thomas Marceul, Laurent Maurel, Frantz Morel A L'Huissier, Laurent Paolini ou Emmanuel Suarez, Romain Puyuelo ou Nicolas Beaucaire, Thierry Sauzé.

Adaptation : Nigel Williams - traduction : Ahmed Madani.

 

Sa majesté des mouches de William Golding (à ne pas confondre avec Le Dieu des mouches de Frédérick Tristan ... je le précise, ayant failli commettre la confusion). nous amène à découvrir 11 adolescents, seuls rescapés d'un avion qui s'est scratché au dessus d'une île déserte. Complètement livrés à eux-mêmes, ces derniers vont devoir réinventer une société qui très rapidement ne s'avérera pas idéale car au désarroi initial, vont rapidement succéder les bas instincts (violence et domination).
La démarche de l'auteur peut paraître manichéenne, deux clans faisant leur apparition mais elle fut dictée par l'époque puisque durant la seconde guerre mondiale, Golding servit dans la Royal Navy, expérience qui le marqua à vie ce qui explique le caractère exutoire de cet ouvrage.
La scénographie que l'on doit à Danièle Rozier est tout à la fois judicieuse et impressionnante. Imaginez un immense mur de varappe sur lequel de jeunes comédiens vont jouer les Spiderman ... Ils ont certes dépassé " l'âge du rôle " mais nous l'oublions vite grâce à leur forme physique exceptionnelle.
Cette aventure initiatique est lourde de signification, battant en brèche la théorie du sieur Rousseau. Non, l'homme n'est pas naturellement bon et l'enfant encore moins. A contrario, notre espèce est cruelle, imprévisible dès que - du fait des circonstances - les codes mis en place par la civilisation volent en éclats.
Toutes les époques ont prouvé, démontré que lors des guerres, les pires instincts reviennent immédiatement. Ici nous en avons la flagrante démonstration bien qu'il ne faille pas perdre tout espoir car quelques personnages continueront à raisonner humainement  au milieu de la tourmente, résistant à la résurgence de la barbarie ambiante.
Je voudrais décerner une mention spéciale à Alexandre Letondeur émouvant au possible, lequel se glisse dans le personnage de " Porcinet ", le binoclard victime des autres qui par ce fait même trouve le recul suffisant pour prôner l'organisation quand le désordre règne. Hélas, lui et Simon le doux rêveur seront victimes de la folie des hommes.
Grâce à la direction d'acteurs mise au point de façon magistrale par Ned Grujic, les spectateurs suivent le déroulement de l'action passionnément  sans décrocher une seconde et ce, quelque soit l'âge du public en question. Par conséquent, cette pièce est à voir sans l'ombre d'une hésitation.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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11:09 Publié dans THEATRE | Lien permanent | Tags : drame initiatique, barbarie

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