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17/12/2008

John et Joe d'Agota Kristof

Théâtre des Deux Rêves

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5, passage de Thionville 75019 PARIS

(M° Lamière ou Crimée)

Loc. 01 48 03 49 92

Pl. 16 & 10€

Les vendredi et samedi à 19h.30

jusqu'au : 28 décembre 2008

Mise en scène : Didier MOINE

avec Yvan CHEVALIER, Patrick DRAY et Julien LEONELLI.


En une scénographie minimale, centrale et omniprésente que l'on doit à Patricia Rabourdin, ce bar à étages fait penser à un perchoir à oiseaux ou bien à une embarcation plantée au dessus de l'océan car nos deux compères vont surfer en permanence sur la vague commune de leur existence. Point d'état d'âme, (que nenni) mais un fréquent questionnement.
Que font-ils à part être là ? Le chemin de l'un croise celui de l'autre et réciproquement ce, de façon quotidienne. Qui sont-ils ? ... des chômeurs ? de jeunes retraités ? On ne le saura jamais car leur existence flotte un peu.
Une chose est certaine, l'un et l'autre vivent modestement et jusque ici, cela semblait leur suffire. Un ou plusieurs verres bus de concert en posant presque négligemment quelques questions ... Pour un peu, on ne serait pas étonnés de déraper en direction de Billetdoux " comment va le monde, môssieu ? il tourne môssieur " il leur suffirait alors d'ajouter " et nous avec ". Deux copains satellisé autour d'un bar où la force d'attraction les ramène, chaque jour, inlassablement.
Joe (Patrick Dray) agace bien un peu John (Yvan Chevalier) avec sa façon d'être là tout en étant ailleurs, ce côté un peu ahuri qu'il oppose à toutes les questions.
Et puis un jour, l'argent va venir se faufiler entre eux. Gênant, puisqu'ils n'en ont pas ... alors un billet de loterie remplacera le serpent du Paradis terrestre.
La tentation va faire de John sa proie et leur amitié en souffrir ... un temps.
Agota Kristof a construit ses dialogues en utilisant des phrases courtes. Juste l'essentiel ce qui fait penser à un match de tennis parfois, bien que souvent quelques balles se perdent ... surtout du côté de Joe un peu moins rapide que son partenaire. Didier Moine a ciselé cette mise en scène en collant au texte avec précision. Il est évident qu'il n'a rien laissé au hasard le tout mis en valeur par une musique de scène particulièrement ludique signée par ce même Patrick Dray (ce qui dément complètement l'esprit un peu obtus de son personnage.)
Au milieu de ces deux là, un ludion (Julien Leonelli) qui émerge de son bar comme un diable de sa boîte, aussi indispensable que le point sur le i. Le trio fonctionne parfaitement avec une précision de chronomètre suisse et le spectateur sort de là tout revigoré, juste un peu marri en constatant que la pièce est déjà finie. (durée : 1h.15)


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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17:15 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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