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27/11/2008

Albert 1er de Philippe Adrien (éditions du Seuil)

Théâtre de la Tempête

Albert.jpg

Cartoucherie de Vincennes

Route du Champ de Manoeuvre

75012 PARIS.

Réservation : 01 43 28 36 36

www.la-tempete.fr

mardi, mercredi, vendredi, samedi à 20h.

jeudi à 19h.30 & dimanche à 15h.30

jusqu'au : 20 décembre 2008 -

Mise en scène : Thomas Derichebourg

avec : Anne Agbadou-Masson, Julien Cigana, Thomas Derichebourg, Alexandra Fournier, Elsa Imbert, Guillaume Toucas.

 

Que celui ou celle qui n'a jamais essayé de pousser quelqu'un dans ses derniers retranchements jette à Philippe Adrien la première pierre ! 
Evidemment, ici, nous atteignons au paroxysme mais n'est-ce pas la vertu théâtrale par excellence ? Mettre le doigt, là - où ça fait mal. Pour devenir psy, ne faut-il pas être à la base, un peu dingue ? Tourmenté, pour le moins, coupeur de cheveux en quatre, maniaque du microscope mental. Albert est tout cela à la fois et même plus.
Complètement border-line, il excelle à se lover dans les failles que personne ne voit sauf lui ... alors il en profite de façon éhontée.
" Comme on fait son lit, on se couche " et Albert adore mettre la literie en pagaille !
Emprisonner les autres dans une pièce ou dans leurs certitudes afin de plus aisément les bousculer. Car Albert est multiple, est lui-même et son absolu contraire, voire quelques versions modifiées.
Tour à tour il rassure, puis séduit pour mieux inquiéter, passe d'un sentiment à l'autre à la vitesse de l'éclair. Se fait inquisiteur, bourreau ou sauveur d'âmes.
Tout dépend de son humeur hyper-cyclotymique. Croiser son chemin est se mettre en danger. C'est pourtant ce qui va arriver à tous ceux là qu'ils se nomment Claire, France, Anna ou Albert 2 et 3. Ce diable d'homme va les retourner comme des gants. Ils conclueront tous à des stades différents qu'il est complètement dingue mais essayer de comprendre les rendra fous.
Face à ce psychopathe, le spectateur est désorienté et quand il comprend qu'Albert joue, la partie la plus rationnelle de son entendement lui souffle que l'on ne joue pas au fou par hasard ...
Thomas Derichebourg est fascinant tant la rapidité avec laquelle il passe d'un état à l'autre nous éberlue. Pourtant c'était une terrible gageure : mettre cette pièce en scène tout en étant l'interprète principal au mépris de tout recul. D'évidence, il se joue de la difficulté, mieux parvient à obtenir le meilleur des interprètes qui l'accompagnent.
En sortant, on se demande ce que l'auteur avait bien pu fumer le jour où il a écrit cela et puis au vu du résultat, on se dit que finalement, on en prendrait bien un peu et même sans aucune modération !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

albert-premier.jpg

 

15:53 Publié dans THEATRE | Lien permanent

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