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30/10/2008

Noces de sable de Didier van Cauwelaert

Théâtre des Deux Rêves

Noces-sable.jpg

5, Passage de Thionville 75019 Paris

(M° Laumière ou Crimée)

Réserv. 01 48 03 49 92

Pl. 16 & 10€

Du mardi au samedi à 21h.30

Jusqu'au : 29 Novembre 2008

Mise en scène : Julien Delbès

avec Emmanuelle Bodin

et Tristan Petitgirard.

 

Certains écrivains ont besoin d'être seuls pour écrire, d'autres puisent leur inspiration dans ce qu'ils voient, ou ce qu'ils vivent. Sylvie appartient à la seconde catégorie et précisément son amant vient de la quitter. Panne sèche. Angoisse de la page blanche. Persuadée qu'elle ne trouvera plus jamais l'inspiration, elle décide d'en finir. Projet de suicide typiquement féminin, elle envisage alors d'avaler une bonne dose de barbituriques dans une boisson bleu azur.
Le téléphone sonne. Pas moyen de se suicider en paix et voilà qu'un postulant jardinier se présente !
Bruno lui, cherche du travail de façon pour le moins dissuasive ... un peu pour meubler le temps libre qu'il a depuis le départ de sa femme.
Rencontre de ces deux âmes en peine ...
Il devient donc urgent pour Sylvie de surseoir à son projet de fuite dans l'au-delà.
Quant à Bruno, faire ça ou autre chose ! ... Finalement, pourquoi pas ?
Ces deux là vont se heurter, jouer les imprévisibles au regard de l'autre ...
Généralement, c'est l'employeur qui décide et bien pour une fois, ce sera l'inverse.
Il va y avoir du dressage de fauve dans l'air et chacun va amener son vis-à-vis à mieux se connaître ... Les deux personnages ne tarderont pas à ressembler à des trapézistes réciproquement tributaires. Avant la rencontre, chacun se croyait au bout du rouleau, ils vont se reconstruire en se regardant.
Les deux comédiens se complètent parfaitement tout en se mettant mutuellement en valeur et nous passons agréablement ce moment avec eux.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

08:37 Publié dans THEATRE | Lien permanent

29/10/2008

RICHARD III n'aura pas lieu de Matéi Visniec

CINE 13 THEATRE 1, Avenue Junot 75018 PARIS

aff.Richard-3.jpg

M° Lamarck-Caulaincourt

www.cine13-theatre.com

Loc. 01 42 54 15 12

Pl. 20 & 15€

Du mercredi au samedi à 21h.30

Mat. sam. 17h. dim. 16h.

Jusqu'au 2 novembre 2008

 

Mise en scène : David Sztulman

avec Ludovic Adamcik (le généralissime) - Claire Barrabes (bureaucrate) - Vladimir Baud (comédien) - Natacha Bordas (la mère) - Pauline Beckerich (Anton Tchekov) - Ruben et Samuel Bousbib, en alternance (l'Homme nouveau) - Angélique Deheunynck (Président de la Commission) - André-Xavier Fougerat (Gardien en chef Vikenti) - Joseph Gallet (NKVD) - Nicolas Hanny (Richard III) - Yves Jégo (Meyerhold) - Liina (Tania) - Emmanuel Mazé (NKVD) - Jules Pérez (Le père)

L'Art a le devoir d'être dénonciateur, de bousculer les certitudes, d'éveiller les esprits. Prioritairement, le théâtre est porteur de cette mission implicite et Meyerhold en a payé la conviction de sa vie.
Contrairement à d'autres pièces, Matéï Visniec a fait court cette fois pour le choix du titre et semble vouloir se faire pardonner par un clin d'oeil à Giraudoux.
Qui peut parier en régime totalitaire qu'une pièce pourra être représentée ?
La Russie de Staline et la Chine de Mao en ont fait la terrible expérience pour ne citer que ces deux là ! Le spectacle commence par des applaudissements nourris. Un diable facétieux nous souffle que c'est toujours ça de pris mais quand ce sera terminé nous multiplierons les rappels et pas seulement pour nous faire pardonner cette pensée iconoclaste. C'est que ce théâtre là est plus vivant que tout autre. Aucun dérapage en direction de fausses subtilités cinématographiques, aucun écran, les comédiens sont là et nous offrent généreusement leur présence.
Nous sommes bien au théâtre et ne risquons pas de l'oublier. D'ailleurs, nous sommes venus pour cela, non ? C'est même du théâtre dans le théâtre allant parfois jusqu'au clownesque, où le grotesque est porteur mieux, est devenu un style.
Le généralissime est sa propre caricature et s'en donne à coeur joie, Richard III se prendra pour Jean-Baptiste, tous les comédiens du reste, donneront libre cours à leur fantaisie et leur enthousiasme ne pourra que s'avérer communicatif.
Je ne puis ici en citer aucun car il faudrait tous les complimenter. Cette pièce est exactement faite pour raviver l'enthousiasme du spectateur en ces temps moroses.
On en ressort avec le coeur dilaté de joie.  Du reste en presque quinze ans, cet auteur ne m'a jamais déçue bien au contraire et d'évidence jouer ses textes donne des ailes aux comédiens. Par voie de conséquence et puisqu'il en est encore temps, courez-y !


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

Richard-3a.jpg

14:03 Publié dans THEATRE | Lien permanent

27/10/2008

Le Pacte, création de Caroline Gaudfrin

THEATRE CLAVEL 3 rue Clavel 75019 PARIS

Le-Pacte.jpg

Métro : Pyrénées. Loc. 01 42 38 22 58

Pl. 18 & 12€

Mardi et Mercredi à 21h.30

Jusqu'au : 17 décembre 2008.

Pièce librement inspirée de Dark of the Moon

de Howard Richardson

& William Berney.

 

Ecriture et mise en scène : Caroline Gaudfrin

avec Robert Aburbe, Clotilde Albert, Sarah Boinaud, Guillaume Carrier, Eléa Lienne, Marie-Laure Girard, Jean-Marie Godonier, Yves Rocamora, Anne-Claire Veysse et en alternance, Magali d'Authier, Camille Favre-Bulle, Audrey Goulay, Géraldine Brandao, Xavier Irigoin, Stéphanie Zwicky.


Nuit étoilée hantée seulement par le vent ...
Brusquement une statue s'anime, un personnage bizarre surgit, apparemment mi-homme, mi-oiseau. Nous ne tarderons pas à apprendre qu'il (ou elle) descend d'un busard et d'une harpie et naïf avec cela ! Romantique en diable ... Le drôle est tombé amoureux et ne supporte plus son état actuel. Il veut changer, partir pour retrouver celle qu'il aime. Aussi sollicite t-il le vénérable enchanteur des lieux. Vous l'avez compris, nous venons de mettre le pied en territoire fantastique.
Or la pièce étant programmée à 21h.30, cela ne peut être un simple spectacle pour enfants. Elle s'adresse donc aux grands enfants que nous sommes ... mieux ! que nous voulons rester.
En réalité, nous sommes dans le Midwest des Etats Unis en l'an de grâce (ou de disgrâce, on ne sait pas encore ...) 1900.
Après avoir contracté un pacte avec ces créatures bizarres que nous venons de découvrir, John descend au village afin d'y retrouver celle qu'il aime ... Les médisances font rage dans la communauté et Barbara n'a pas très bonne réputation. Il paraît même qu'elle est enceinte ? La fille est jolie, plaît à beaucoup mais aucun n'en veut pour femme. Sauf ... John, précisément. Lui qui vient d'on ne sait où ? Mais je ne vais certes pas continuer à vous raconter l'histoire d'autant qu'elle recèle quelques imprévus. Sachez seulement, de vous à moi que John est une sorcière ... qui l'aurait cru ?
D'évidence, l'esprit de troupe les anime tous. Certains jouent plusieurs personnages puisqu'ils sont 11 (quand même ! ) pour interpréter 15 personnages.
Derrière ce conte à dormir debout, se cache (à peine) une critique acerbe de la société et une ironie vaguement anti-cléricale. Le comédien qui interprète le rôle du Révérend Haeggler fait preuve d'une présence indéniable. Il en est de même pour Robert Aburbe qui est Monsieur Allen, ce malheureux père d'autant plus dépassé par les évêments qu'il voit venir la catastrophe.
L'adaptatrice, metteur en scène (Caroline Gaudfrin) est Barbara. On comprend aisément que John (Guillaume Carrier ou Xavier Irigoin) et Marvin (Jean-Marie Godonier) se la disputent. Vous aimeriez savoir comment tout cela finit ? Pour cela, c'est simple, prenez le chemin qui mène au Clavel, je vous promets que vous ne vous y ennuierez pas.


Simone Alexandre
www.theatrauteurs.com

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14:35 Publié dans THEATRE | Lien permanent